Les Capitales à une victoire du championnat


Stéphane Cadorette
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Les Capitales ne sont tout simplement pas tuables à domicile en séries, eux qui ont profité de deux coups de circuit en septième manche pour remporter un match complètement fou par la marque de 8-6, face aux Wild Things de Washington. Une autre victoire samedi soir et ils signeront un troisième championnat de suite dans la Ligue Frontière.
Il ne serait pas étonnant qu’un séisme de grande amplitude ait été enregistré dans un vénérable Stade Canac rempli au bouchon par 4297 spectateurs hystériques pour ce troisième match de la finale, au terme duquel les Capitales détiennent l’avance par 2-1 dans cette série «trois de cinq».
Ce n’est pas nouveau, les Capitales tiraient de l’arrière par 6-5 en septième manche. Et c’est encore moins nouveau, ils ont comblé le déficit. Cette fois, c’est Anthony Quirion qui a frappé un coup de circuit de deux points pour donner une première avance aux siens dans cette soirée ridiculement spectaculaire.
«Je n’ai jamais joué dans une ambiance aussi bruyante», a déclaré le héros du match, qui est rentré à l’abri complètement possédé, pendant que ses coéquipiers l’ont assailli sans ménagement.
Comme si l’émotion n’était pas suffisamment à son comble, Tommy Seidl en rajoutait deux frappeurs plus tard avec une claque en solo qui procurait un point d’assurance.
«Ça nous donne tellement, tellement de feu», a poursuivi Quirion. Tout le monde s’est déplacé pour venir ici et les gars veulent gagner pour l’équipe, mais aussi pour la ville. Ça se manifeste à chaque soir. Je n’en reviens pas, c’est magique ici, surtout en séries.»

Un scénario qui se répète
Et comment, que c’est magique! Pour les Capitales, il s’agit d’une 11e victoire de suite en séries au Stade Canac et chaque fois, le scénario semble plus improbable que la fois précédente depuis la dernière défaite à domicile, qui remonte à 2018.
Déjà, avant même que la balle ne soit mise en jeu, les bruyants partisans étaient debout à hurler des «Olé Olé Olé» à l’unisson. Une ambiance que les Wild Things, avec un public infiniment plus pépère à Washington, ont voulu casser sans succès.
Ce n’est pas faute d’avoir essayé! En effet, ils ont pris la place d’assaut dès la première manche avec un coup de circuit de deux points de l’imposant Tyreque Reed. D’ailleurs, ils se sont permis quatre coups de circuit, tandis que les Capitales répliquaient avec trois bombes. Une soirée ridicule, qu’on vous dit!
À trois reprises, les Capitales ont accusé des retards d’au moins deux points, mais n’ont jamais semblés hors de contrôle.
«J’en ai vécu des soirées électriques ici, mais ce soir, c’est fou l’énergie qu’il y avait, avant même que le match commence. Je n’ai jamais vu ça. Les gens sont restés derrière nous. C’était fort! Le circuit de Quirion, j’ai encore mal aux oreilles tellement ça a explosé dans la place. Quelle soirée!», a décrété le gérant Patrick Scalabrini, toujours incrédule dans son bureau après la pétarade.
Merci, Ruben Ramirez!

La soirée avait bien mal commencé, pourtant. Le partant Abdiel Saldana a été poivré de cinq points en seulement deux manches et deux tiers. Scalabrini a décidé de confier la balle à Ruben Ramirez, qui a permis de garder le navire à flots en ne donnant qu’un point en cinq manches.
«Il nous a sauvé les fesses», a bien résumé Scalabrini.
«Offensivement, ça nous a permis de se calmer. Il n’y a rien de pire que de courir après ta queue toute la soirée.»
Saldana a quitté le monticule en fin de huitième manche pour que Gilberto Chu et Nick Trabacchi viennent finir le travail. Ramirez a eu droit à une chaleureuse ovation.
«Je ferais tout pour l’équipe. C’est ma famille. Mon seul plan était de prendre les devants dans le compte en lançant des prises pour donner une chance à mon équipe. Il faut finir fort et ramener le championnat», a commenté l’artilleur.
Pour ce faire, les Capitales confient la balle à Harley Gollert samedi soir.
Reste à voir quel tour de magie les Capitales pourront bien sortir de leur sac sans fond.