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Les Capitales à la conquête d’un triplé: «On est l’équipe à battre»

Patrick Scalabrini est en pleine confiance quant à son équipe, avant la demi-finale de la Ligue Frontier, face à Ottawa.
Patrick Scalabrini est en pleine confiance quant à son équipe, avant la demi-finale de la Ligue Frontier, face à Ottawa. Photo fournie par les Capitales, CHRISTIAN GINGRAS
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-09-04T19:14:36Z

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Patrick Scalabrini ne fait jamais dans la dentelle et à l’aube de la série demi-finale de la Ligue Frontière face aux Titans d’Ottawa, le gérant des Capitales n’allait soudainement pas cacher toute la confiance affichée à l’endroit de ses hommes. «On est l’équipe à battre», a-t-il tranché.

Après tout, les Capitales ont maintenu une fiche de 9-3 contre Ottawa cette saison. Ils ont terminé la saison avec 11 victoires de plus que les Titans, eux qui ont assuré leur place en demi-finale grâce à une victoire face aux ValleyCats de Tri-City, mardi soir, en match suicide.

Pour Québec, c’est le début d’une quête vers un troisième championnat de suite. C’est un exploit qu’aucune équipe n’a réalisé dans la Ligue Frontière depuis les débuts du circuit, en 1993.

Un avantage clair

Dans cette série deux de trois qui débute à Ottawa jeudi soir avant de se transporter dans un Stade Canac à guichets fermés samedi, les Capitales semblent en effet dominants.

Côté puissance, ils ont frappé 95 coups de circuit contre 67 pour les Titans. Côté vitesse, ils ont volé 197 buts contre 85. Au monticule, leur moyenne de points mérités de 3,66 surpasse celle de 4,20 d’Ottawa. Là où les rivaux ont l’avantage, c’est qu’ils n’ont commis que 55 erreurs, contre 77.

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«Je pense que notre fiche contre eux nous donne un avantage, clairement. Tu peux virer les chiffres d’un bord ou de l’autre, on a l’avantage dans à peu près tout.

«On gagne le championnat depuis deux ans, on a fini en tête avec 10 matchs d’avance. On ne va quand même pas jouer à l’autruche. C’est sûr qu’on est les favoris dans la série, mais on fait nos devoirs et on s’assure d’être prêts», a indiqué Scalabrini après un entraînement léger des Capitales.

De l’expérience partout

L’équipe espère aussi tirer profit de sa vaste expérience. Pas moins de 15 joueurs de l’alignement actuel ont goûté au championnat de l’an passé et sept ont aussi savouré le doublé.

Ils se montrent cependant beaucoup plus réservés que leur patron.

«Ça va être une bonne compétition pour nous avec beaucoup de gauchers dans notre alignement et eux autres qui ont huit lanceurs gauchers sur 12. En séries, c’est une nouvelle saison», a tempéré David Glaude.

«C’est très gros la chance de se battre pour un triplé, mais en ce moment, on pense juste au match qui s’en vient. On a hâte d’affronter Ottawa. On veut donner le ton, surtout qu’en fin de semaine passée, on n’a pas joué comme on voulait. On arrive là avec confiance. On a une meilleure rotation de lanceurs que l’an passé», a-t-il signalé.

Matthew Rush remercié

Ce n’est pas guilleret partout chez les clubs canadiens de la Ligue Frontière. La preuve, c’est qu’après trois saisons de suite hors des séries, les Aigles de Trois-Rivières ont congédié leur gérant, Matthew Rush.

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Ce dernier occupait ce rôle depuis quatre saisons. Les Aigles ont fait savoir que leur prochain gérant ne serait probablement pas un Québécois.


Le premier départ à Ryan Sandberg

Ryan Sandberg sera l'homme de confiance des Capitales au monticule pour le premier match de la série à Ottawa.
Ryan Sandberg sera l'homme de confiance des Capitales au monticule pour le premier match de la série à Ottawa. Photo fournie par les Capitales, CHRISTIAN GINGRAS

Ryan Sandberg hérite du premier départ de la série à Ottawa face aux Titans, véritable point d’exclamation sur une saison totalement inattendue.

Chaque année, quelqu’un se pointe à Québec sans trop d’attentes et explose. L’an passé, Justin Gideon était passé du statut d’inconnu à celui de joueur vedette. Cet été, les deux partants Sandberg et James Bradwell en ont fait autant.

Sandberg a bouclé la campagne avec un dossier de 7-2 et une superbe moyenne de points mérités de 2,18 en 103 manches et un tiers.

Braddwell a quant à lui maintenu une fiche immaculée (12-0), avec une moyenne de 2,72. Le premier a retiré 107 frappeurs au bâton, contre 97 pour le second.

«James est mon co-chambreur et l’un de mes bons amis dans l’équipe. Ça fait quelques jours qu’on se taquine à savoir qui aura la balle en premier», a réagi Sandberg, lorsqu’on lui a demandé s’il y avait eu un pari amical entre les deux as lanceurs des Capitales.

«Il a lancé samedi et j’ai eu un jour de repos de plus. C’était presque pile ou face et n’importe lequel de nous deux aurait mérité ce premier départ. Je l’aurais soutenu si c’est lui qui avait été choisi», a-t-il enchaîné.

Une contribution inespérée

Pour sa part, Scalabrini ne peut que se réjouir de la tournure des événements, lui qui n’aurait jamais osé rêver à une telle contribution de Sandberg.

«Si j’avais dit avant la saison que Sandberg serait notre partant numéro un avant la série, personne ne m’aurait cru. C’était un gars qu’on a acquis pour qu’il vienne se battre pour le poste de cinquième partant, peut-être contre Bradwell. Je demandais juste à ce que ces gars-là nous surprennent. C’est fou comment les choses changent rapidement», a constaté celui qui confiera ensuite la balle à Bradwell et Abdiel Saldana (si nécessaire).

Crowl présent

Scalabrini a par ailleurs reçu une excellente nouvelle lorsque le personnel médical lui a confirmé que Kyle Crowl serait de l’alignement, même s’il doit composer avec une mononucléose.

«On va y aller selon lui et son niveau d’énergie. Il se dit reposé et il se sent vraiment mieux. Il stabilise notre avant-champ et frappe bien les gauchers. On va vivre et mourir avec lui», a dit le gérant.

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