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Les Canucks nous avaient prévenus de ne pas les prendre à la légère

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-05-09T05:52:27Z

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VANCOUVER | Les Canucks l’ont répété à maintes reprises dans les derniers jours: même s’ils ne sont pas les favoris pour l’emporter face aux Oilers d’Edmonton, ils n’ont aucun doute sur leurs chances d’accéder à la finale de l’Est. Il va falloir commencer à les croire. 

On se demandait avant le début de la série si l’intensité allait monter d’un cran dans cette série toute canadienne, en raison du peu d’historique entre les deux équipes. Chose certaine, si la série est à l’image du premier match, le spectacle va en valoir les quelques heures de sommeil en moins.

Alors qu’à peu près tout le monde les croyait morts et enterrés, en arrière 4-1 en milieu de deuxième période, les Canucks ont orchestré une spectaculaire remontée grâce à, notamment, deux buts en 39 secondes en fin de troisième, pour se sauver avec la première victoire de la série.

Le vent tourne

Lorsque Zach Hyman a fait 4-1 en deuxième période, on aurait pu entendre une mouche voler dans le Rogers Arena. La foule, bruyante dès les premiers instants du match, avait été refroidie rapidement quand les Canucks avaient pris une pénalité pour trop de joueurs sur la patinoire après seulement 40 secondes, qui avait permis aux Oilers de prendre les devants grâce au premier d’Hyman.

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Mais en fin de deuxième, un but chanceux d’Elias Lindholm a redonné espoir autant aux Canucks qu’à la foule. J.T. Miller a fait 4-3 à mi-chemin en troisième, puis Nikita Zadorov et Conor Garland ont marqué avec 39 secondes d’écart en fin de match pour concrétiser la victoire des Canucks.

Tout ça, devant des Oilers beaucoup moins incisifs que l’équipe qui s’était forgé une avance de trois buts.

«Il faut être meilleurs. Plus ça allait, plus ils gagnaient en momentum et la foule aussi. On l’a échappé, mais on reste positifs. Il faut en gagner quatre», relativisait le défenseur Vincent Desharnais après le match.

Pas de panique

On aurait pu s’attendre à un vestiaire démoralisé, après ce revers crève-cœur, du côté des Oilers. Au contraire.

«C’est frustrant un peu, ce serait mentir de dire que ce ne l’est pas mais, c’est ça, les séries. On peut apprendre d’une situation comme celle-là. On a commencé la saison et on était derniers dans la ligue, puis on a fini dans les 6-7 premiers. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas revenir dans une série qu’on perd 1-0 [...] Si une équipe dans la ligue a fait face à de l’adversité cette année, c’est bien nous. Je ne suis pas trop stressé qu’on va revenir», ajoutait Desharnais.

Battu cinq fois sur 24 lancers, le gardien Stuart Skinner non plus ne semblait pas perdre le moral.

«Je pense que j’ai connu un bon match jusqu’en troisième et, même là, je pense avoir fait de bons arrêts. Je n’ai toutefois pas aimé le but que m’a compté Garland [...] J’ai manqué de patience sur ce jeu et je me suis fait avoir, mais j’ai appris la leçon.»

Leon est magané

Les Oilers ont eu une bonne frousse en deuxième période lorsque Draisaitl a quitté avec environ huit minutes à faire à l’engagement, sans revenir du reste de la période. Difficile d’identifier le moment exact où Draisaitl a été blessé, mais un contact en apparence anodin avec Tyler Myers, alors que le joueur de centre des Oilers était en protection de rondelle, pourrait en être la cause.

Le joueur vedette est toutefois revenu au jeu en troisième période, sans sembler complètement à l’aise et démontrant, à quelques reprises, des signes de frustration.

Après le match, l’entraîneur Kris Knoblauch a joué le jeu, assurant qu’il ne s’agissait que de «problèmes de crampes et d’équipement».

À suivre.

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