Les bulletins de la semaine à l'Assemblée nationale

Rémi Nadeau
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Voici les élus ou chefs de parti politique qui se sont démarqués pour les bonnes ou les mauvaises raisons au cours de la dernière semaine.
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Désirée McGraw, PLQ

Elle a laissé entendre que le PM ne respecte pas les anglophones parce qu’il n’a pas parlé en anglais lors du discours inaugural. Son chef Marc Tanguay a semblé mal à l’aise. Mais, sous son impulsion, les libéraux se sont engagés à suivre une formation sur les changements climatiques, ce qui semble avoir incité Benoit Charette à l’offrir à tous les élus.
André Fortin, PLQ

Son constat implacable des échecs dans le réseau de la santé a ébranlé Christian Dubé. Il a apporté une mise en garde nécessaire à la volonté du gouvernement de choisir 100 % d’immigrants francophones. Puis, élu fédéraliste, il a surpris en se disant prêt à rompre avec la monarchie. Une bonne semaine pour lui.
Paul St-Pierre Plamondon, PQ

Le chef péquiste a joué ses cartes de bonne façon pour accélérer l’adoption d’une loi abolissant le passéiste serment obligatoire au roi. Pas d’esclandre inutile, et excellente décision de ne pas avoir défié l’Assemblée le jour du discours inaugural de François Legault. Debout et dans les règles de l’art.
Ruba Ghazal, QS

Belle initiative transpartisane de la solidaire de Mercier, qui a réuni des élues de tous les partis pour que l’Assemblée nationale exprime son appui à la révolution féministe en Iran vendredi. « C’est la première fois qu’il y a autant de femmes députées. Il faut que ça veuille dire quelque chose », a-t-elle lancé.
En vrac
Quelqu’un sur le trône, svp!

Jeudi, la séance au Salon bleu a été retardée parce que la première vice-présidente n’était pas arrivée, et que le troisième vice-président, Frantz Benjamin, était introuvable. Par un curieux hasard, Marie-Claude Nichols, élue en brouille avec le PLQ depuis qu’on lui a refusé la troisième vice-présidence, était, elle, sur place. Le caquiste Mathieu Lévesque lui a lancé, à la blague : « Va nous présider ça, qu’on commence. »
Let’s go Monsef

Le leader du gouvernement ne laisse pas de chance à ses vis-à-vis. Alors que momentanément, personne ne se levait du côté de l’opposition officielle pour poser une question, Simon Jolin-Barrette a lancé un « let’s go, c’est commencé » bien senti, au nouveau leader libéral Monsef Derraji.