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«Les Boys» au théâtre: les recrues tiennent le flambeau bien haut

Gabriel Sabourin et Denis Houle, alias Jean-Charles et Fern, se préparent pour un important match des Boys, lundi soir, à la Salle Albert-Rousseau.
Gabriel Sabourin et Denis Houle, alias Jean-Charles et Fern, se préparent pour un important match des Boys, lundi soir, à la Salle Albert-Rousseau. Photo Marcel Tremblay/Agence QMI
Photo portrait de Cédric Bélanger

Cédric Bélanger

2026-01-20T04:37:12Z

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Pour le transfert des Boys des écrans à la scène, la haute direction de Juste pour rire a pris la décision de rebâtir le club et comme c’est le cas actuellement pour la reconstruction du Canadien, les nouvelles recrues de la célèbre franchise tiennent bien haut le flambeau.

En tout cas, ça sentait la coupe, lundi soir, à la Salle Albert-Rousseau, là où la foule applaudissait chaudement les buts importants des Boys en plus de scander les fameux «olé, olé, olé» qu’on entend de plus en plus régulièrement au Centre Bell.

Après avoir été présenté près d’une quarantaine de fois l’été à Terrebonne, Les Boys le spectacle s’installe pour une première fois à Québec, cette semaine, avant de partir en tournée à travers la province jusqu’à la fin mai.

Verdict: la fameuse chimie opère à plein régime au sein de l’équipe d’acteurs qui ont été repêchés avec pour mission de faire revivre au théâtre tous les personnages de ce film culte, qui fêtera ses 30 ans l’an prochain.

La nouvelle équipe des Boys, version théâtre, a séduit le public de la salle Albert-Rousseau, lundi soir, à Québec.
La nouvelle équipe des Boys, version théâtre, a séduit le public de la salle Albert-Rousseau, lundi soir, à Québec. Photo Marcel Tremblay/Agence QMI

D’Emmanuel Bilodeau (Stan) à Louis Champagne (Méo), en passant par Denis Houle (Fern) et Marilou Morin (Sonia), tout le monde amène sa game dans la game et réussit avec brio à prendre le relais des Rémy Girard, Pierre Lebeau et Marc Messier.

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Des Boys modernisés

L’histoire demeure la même que celle du film de 1997. Pour régler une dette de jeu de 100 000$ avec Méo, Stan accepte de mettre sa brasserie en jeu dans un match opposant ses Boys à une équipe de durs à cuire.

Stan et Méo disputent une partie de poker dont le résultat pourrait avoir de sérieuses conséquences.
Stan et Méo disputent une partie de poker dont le résultat pourrait avoir de sérieuses conséquences. Photo Marcel Tremblay/Agence QMI

Comme il y a trois décennies, on rit avec plaisir des blagues de cette bande de gars qui s’aiment à leur manière, malgré leurs travers.

Sans le dénaturer, Guillaume Corbeil a modernisé le scénario en insérant notamment, par la bouche de Léopold (excellent Thomas Derasp-Verge), le fils de Stan, des gags de statistiques avancées qui feront sourire les amateurs de hockey.

Une joueuse se joint aussi à l’équipe parce que, comme le fait valoir Stan, «y’est à peu près temps que les Boys arrivent au XXIe siècle».

La dureté du mental

Évidemment, les répliques les plus savoureuses du film sont toutes là et c’est à David Savard que revient l’honneur de livrer le célèbre discours où Bob signale à ses coéquipiers qu’ils ont «la dureté du mental». Pour avoir relevé ce défi, il mérite sûrement une étoile.

Il faut aussi donner un coup de chapeau au metteur en scène Marc St-Martin, qui nous transporte avec fluidité de la brasserie de Stan au vestiaire des Boys et sur la patinoire. Il fait une utilisation particulièrement astucieuse d’un écran, sur lequel le regretté Paul Houde fait une brève, mais touchante apparition grâce à l’intelligence artificielle.

Dans notre livre à nous, donc, tous les ingrédients sont en place pour que la version théâtre des Boys connaisse une (et peut-être plusieurs) bonne saison.

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