Les Bourses mondiales veulent rester positives face à l'incertitude
AFP
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Les Bourses mondiales conservent un certain optimisme vendredi dans l’attente de nouveaux pourparlers entre les États-Unis et l’Iran qui rétabliraient un trafic fluide dans le détroit d’Ormuz et une offre normale de pétrole.
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À New York, Wall Street devrait de nouveau ouvrir en légère hausse à 13h30 GMT, d’après les contrats à terme avant la séance : Dow Jones (+0,42 %), S&P 500 (+0,26 %) et Nasdaq (+0,21 %).
La veille, « l’indice S&P 500 et le Nasdaq ont tous deux atteint de nouveaux sommets après un rebond massif et soudain », selon Fawad Razaqzada, analyste de marché pour FOREX.com.
« L’appétit pour le risque est resté solide durant la première moitié de la séance de vendredi, tandis que les marchés européens réduisaient leur écart avec leurs homologues américains, dans un contexte de nouveau repli des cours du pétrole », résume-t-il.
« Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran soutient légèrement les marchés, mais le nouveau blocus américain des ports iraniens signifie que le choc pétrolier et maritime n’est pas résolu », tempère toutefois Stephen Dover, directeur du Franklin Templeton.
Europe
En Europe, les principaux indices marquaient une tendance haussière sauf Londres à 11h40 GMT.
À Paris, le CAC 40 gagnait 31,80 points (+0,39 %).
Le titre du géant du luxe Hermès intéressait de nouveau les investisseurs qui l’avaient vendu en début de semaine, après de mauvais résultats au premier trimestre (+3,17 % à 1.707 euros).
Le constructeur ferroviaire Alstom, coté sur l’indice élargi SBF 120, subissait un décrochage : -29,4 % à 16,12 euros l’action. Plus de 11 millions de titres ont changé de main après l’annonce de retards de livraison qui obligent l’entreprise à réviser ses objectifs à la baisse.
En Allemagne, le DAX avançait doucement (+0,46 %).
« Même si certaines avancées diplomatiques se dessinent, nous sommes encore très loin de la paix », résume le spécialiste de la place, Andreas Lipkow, analyse pour CMC Markets.
Londres reculait (-0,30 %), comme c’est souvent le cas lorsque les prix mondiaux du pétrole reculent. Shell (-1,20 %) et BP (-1,13 %) reculaient.
Dans la foulée de Wall Street, les Européens voudraient rester optimistes à la veille du week-end. « Trump déclare qu’un accord avec l’Iran se rapproche alors que commence la trêve au Liban », lisent vendredi matin les courtiers sur l’écran Bloomberg qui alimente leur prise de décision.
Donald Trump a déclaré jeudi que l’Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l’une des exigences des États-Unis pour parvenir à un accord avec Téhéran.
M. Trump a également espéré que le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah se comporterait « bien » pendant le cessez-le-feu avec Israël.
L’armée libanaise a accusé vendredi Israël d’avoir commis des « actes d’agression » et des bombardements en violation de la trêve entrée en vigueur à minuit dans le pays, le Hezbollah annonçant de son côté avoir attaqué des soldats israéliens en représailles.
Pétrole à la baisse
Le pétrole repartait à la baisse vendredi matin : 96,26 dollars le baril (-3,15 %) pour le Brent, 91,16 dollars (-3,73 %) pour son équivalent américain WTI.
Trois pétroliers iraniens sont sortis mercredi du Golfe par le détroit d’Ormuz avec cinq millions de barils de pétrole brut, les premiers depuis le blocus imposé par les États-Unis aux ports iraniens, a annoncé vendredi la société de données maritimes Kpler à l’AFP.
Les taux sur le qui-vive
Capteurs des risques d’inflation liés au prix du pétrole, les taux d’intérêts qui affectent la dette des États sur le marché obligataire restent élevés.
Référence en Europe, le rendement du « Bund » allemand sur dix ans navigue toujours au-dessus des 3 % (+3,03 %). Son équivalent français s’affiche à 3,66 %, en légère baisse (3,67 %).
« Les taux longs se sont légèrement tendus lors de la séance d’hier (ndlr : jeudi), sous l’effet d’un fort appétit pour le risque et de la hausse des marchés d’actions américains. La progression des prix du pétrole a également ravivé certaines anticipations inflationnistes », résume Aurel.