Les Bourses d'Europe sur le qui-vive face au regain de tension au Moyen-Orient

AFP
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La Bourse de Paris devrait ouvrir en baisse vendredi, tout comme Francfort, Londres et Milan, préoccupées par un regain de tension dans le Moyen-Orient qui retarde la conclusion d’un accord attendu par les marchés.
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L’indice du CAC 40 devrait reculer à l’ouverture de la séance (de -0,95 %, d’après les contrats à terme négociés avant la séance). La tendance est la même à Francfort (-0,78 %), Londres (-0,74 %) et Milan (-0,49 %).
Le volume des échanges de titres devrait être assez limité en raison du jour férié (commémoration de la capitulation de l’Allemagne nazie le 8 mai 1945).
Jeudi, la Bourse de Paris avait clôturé en baisse de 97,34 points (-1,17 %) à 8202 points, après un retour de la prise de risques mercredi (+2,94 %).
Ces deux derniers jours, les marchés boursiers vivaient dans l’attente d’une réponse de l’Iran aux dernières propositions des États-Unis pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d’Ormuz.
Depuis quelques heures, les algorithmes des salles de marché réagissent à des informations plus contrastées.
Le président américain Donald Trump a maintenu jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours. Téhéran accuse Washington de l’avoir violé. Les États-Unis ont dit avoir « ciblé des installations militaires iraniennes » jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz.
« Les investisseurs ont brusquement réduit leur prise de risque après le retour des doutes autour d’un accord rapide entre Washington et Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz », résume l’analyste John Plassard de Cité Gestion.
« Les principaux indices américains ont terminé en baisse hier soir, mettant fin à une partie de l’euphorie observée après les nouveaux records historiques du S&P 500 et du Nasdaq enregistrés la veille », ajoute-t-il.
Les dernières tensions ont enrayé la chute des prix du pétrole, qui avait perdu jusqu’à 5 % de sa valeur marchande jeudi.
À 8 h 15 de Paris (6 h 15 GMT), le Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, repassait le seuil des 100 dollars le baril (101,31, +1,25 %). Le WTI américain s’échangeait à 95,78 dollars (+1,02 %).
« Les investisseurs comprennent désormais que le marché pétrolier restera extrêmement sensible à chaque titre de presse tant qu’aucun accord officiel ne sera signé entre les deux pays », poursuit John Plassard.