Les blessures de Newhook et Dach lui ouvrent la porte: la plus belle occasion de se faire une place pour Joshua Roy
Il a disputé 36 matchs avec le Canadien depuis trois saisons

Dave Lévesque
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COLUMBUS | Joshua Roy a disputé 36 matchs avec le Canadien à ses trois premières saisons professionnelles, il pourrait avoir sa plus grosse audition dans les prochaines semaines.
Après Jared Davidson, rappelé à la suite de la blessure d’Alex Newhook, Roy a été appelé en renfort quand Kirby Dach est tombé au combat.
Newhook sera absent quatre mois en raison d’une fracture de la cheville et Dach ratera de quatre à six semaines en raison d’une fracture au pied.
Roy n’a donc pas rechigné quand il a appris, dimanche matin, qu’il devait quitter Providence, dans le Rhode Island, où le Rocket devait jouer plus tard dans la journée, pour aller prendre l’avion à Boston et rejoindre le Canadien à Columbus.
«Je ne pense même pas au voyagement, j’aurais pu en faire plus longtemps pour pouvoir jouer ce match-là», a-t-il assuré lors d’une mêlée de presse à l’hôtel de l’équipe puisque celle-ci n’a pas sauté sur la glace du Nationwide Arena en matinée.
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Pas acquis
C’est un second rappel pour Roy, qui a joué un match avec le Canadien le mois dernier. Il veut montrer qu’il y a eu du progrès entre les deux séjours.
«Ça ne fait pas si longtemps, je continue de travailler ce sur quoi je dois travailler et je vais pouvoir voir où je suis rendu. Je veux améliorer mon rythme, ç’a toujours été ça. Je dois juste être intense et tout le temps être impliqué dans le jeu.»
En une dizaine de rencontres avec le Rocket, le Beauceron de 22 ans a récolté quatre buts et trois mentions d’aide et il sait qu’un séjour prolongé à Montréal est une occasion qu’il ne doit pas rater.
«C’est une très belle opportunité pour moi de pouvoir prouver que je suis capable de jouer dans cette ligue-là et de réussir à m’y établir.»
Quand Roy rentre d’un séjour avec le Canadien, il a l’occasion de s’asseoir avec l’entraîneur du Rocket, Pascal Vincent, et de revenir sur ce qu’il a fait avec le CH.
«Pas mal chaque fois que je suis revenu à Laval, j’avais un meeting avec Pascal. On revenait sur mes matchs, ce que Montréal m’a demandé de faire et ensuite il travaille là-dessus avec moi. Il est excellent pour le développement des joueurs.»
Pas de crise d’identité
Joshua Roy est un marqueur né, il l’a prouvé partout où il est passé. Ce n’est pas évident de s’ajuster quand on arrive au dernier échelon du hockey professionnel et qu’on lui demande de devenir un joueur plus complet. Mais Martin St-Louis souligne que c’est le lot de tous les joueurs qui cognent à la porte de la LNH.
«La grosse majorité des joueurs qui arrivent dans la Ligue nationale, c’étaient des joueurs de premier plan. Si tu as une crise d’identité sur comment il faut que tu ajustes ton jeu pour faire la ligue ou rester dans la Ligue nationale [...] ça va être plus dur de faire ta place. Même si tu n’en as pas, c’est encore dur de faire ta place. Il n’a pas de crise d’identité, il comprend ce sur quoi il doit travailler», insiste St-Louis, qui lui trouve une belle maturité.
«Il faut être capable d’ajuster ton jeu et il a été capable de le faire, il travaille sur ses affaires, assure St-Louis. C’est une autre opportunité qui se présente et il doit continuer de développer son jeu global, on sait qu’il est capable de marquer des buts.»
Le principal intéressé assure qu’il comprend bien la mission et qu’il a l’intention de faire ce qu’il faut pour la remplir.
«Ça fait partie [du travail] d’un joueur de la LNH d’être complet et je dois amener ça à mon jeu. J’y ai beaucoup travaillé dans les dernières années et je pense avoir fait un grand pas là-dessus.»