Maintenant que la Coupe Stanley est décernée, c’est le temps d’attribuer mes traditionnels anti-trophées pour la saison 2025-2026. Pour les initiés, il s’agit de ceux qui ont le mieux représenté l’inverse de chaque trophée.
Si vous les aviez ratées, vous pouvez revoir les cérémonies des deux dernières années en cliquant ici pour 2024 et ici pour 2025.
Art-Ross (meilleur pointeur)

Garnet Hathaway
Avec un but et deux passes en 66 matchs, l’attaquant floridien des Flyers ne pouvait pas mieux briller par son manque de production. Sa moyenne de 0,04 point par match est deux fois inférieure à celle de Joe Veleno (0,08 point par match), qui a aussi été nommé pour ce trophée.
Maurice-Richard (meilleur buteur)

Brandon Tanev
Brandon Tanev a seulement marqué lors des échauffements cette année, car il n’a pas réussi lors de ses 56 matchs avec le Mammoth. Ça lui permet de remporter son premier anti-Maurice-Richard. Il a bien failli se faire damer le pion par l’attaquant des Jets Gustav Nyquist, qui a marqué un seul but en 51 matchs. C’est encore plus impressionnant dans son cas, puisqu’il en avait marqué 23 il y a deux ans.
Selke (meilleur attaquant défensif)

Brock Boeser
L’attaquant des Canucks s’était illustré par son jeu défensif déficient l’an dernier avec un différentiel de -25. Mais il a tout fait pour s’éloigner de la concurrence afin de mettre la main sur l’anti-Selke avec un différentiel de -48 cette année. C’est une performance exceptionnelle. Le dernier à avoir été aussi bas était Alexei Yashin lors de la saison 1993-1994, avec -49.
Lady-Byng (plus gentilhomme)
📰🏆 La nouvelle : Les Pétroliers de Laval ont remporté hier soir la Coupe Gilles-Rousseau en balayant le Bataillon de St-Hyacinthe (l'équipe de Guillaume Latendresse) en grande finale.
— DansLesCoulisses (@DLCoulisses) May 3, 2026
👎🤢 L'éditorial : les joueurs des Pétroliers ont complètement détruit la coupe lors de leurs… pic.twitter.com/q7ndT4zzsg
Les Pétroliers de Laval
Impossible de passer sous silence la performance historique des Pétroliers de Laval, qui ont réussi à être bannis de la Ligue nord-américaine de hockey. Ils ont remporté puis détruit le trophée de la ligue. Les champions ont aussi récolté 679 minutes de punition en saison régulière, bons pour le premier rang à ce chapitre. Évoluant dans le fameux « House of Pain », les Pétroliers n’ont pas hésité à se promouvoir sur les réseaux sociaux en mettant à l’avant-plan leurs bagarreurs.
Bill-Masterton (persévérance ou plus beau retour)

Milan Lucic
À 37 ans, l’attaquant de puissance Milan Lucic a tenté de revenir dans la LNH. Je ne sais pas s’il avait besoin d’argent, mais ç’a été un échec retentissant. Après une misérable fin de carrière avec les Flames, il était revenu avec les Bruins en 2024 avant d’être accusé de voies de fait contre sa conjointe. Il n’y a finalement pas eu de procès puisque sa conjointe a refusé de témoigner et qu’un appel au 911 n’a pas été admis en preuve. Il a tenté de revenir avec les Blues cette année et a eu l’air fou durant cinq matchs dans la Ligue américaine avant d’aller jouer en Angleterre, où il a aussi été très moyen.
Calder (meilleure recrue)

Corey Perry
Comment ignorer le bon vieux Corey Perry qui, à 41 ans, a encore réussi à fouler les glaces de la LNH ? Il a récolté 37 points en 72 matchs. C’est quand même fou, je le reconnais. Si je lui donne l’anti-Calder, c’est surtout pour ses séries éliminatoires, où il a eu l’air complètement fou. Aucun point en sept matchs, il a peiné à suivre le rythme, en plus de perdre sa superbe en essayant de se battre avec des gars comme Alexandre Carrier pour réveiller son équipe, qui ne semblait pas comprendre comment ça pouvait les réveiller. Perry représente parfaitement l’inverse d’une bonne jeune recrue grâce à son style lent et vicieux.
Hart (joueur le plus utile)
JT Miller
Ce n’est pas un joueur inutile. Mais par rapport aux attentes, JT Miller s’est démarqué par sa saison de bouette. Il a récolté 20 points de moins que l’an dernier et 50 de moins que l’année précédente. Réputé pour être efficace défensivement, son différentiel de -30 a aidé les Rangers à couler. Le capitaine de l’équipe s’est aussi vu remettre le prix Rod Gilbert « Mr. Ranger » pour son leadership.
Norris (meilleur défenseur)

Je sais, c’est impitoyable de donner l’anti-Norris à une recrue. Mais Buium a été trop étincelant par sa mauvaise défensive pour ne pas remporter ce prix. Comme bien des gens, ce jeune défenseur m’épatait avant son repêchage. Mais finalement, il m’a rappelé à quel point il ne faut pas s’emballer devant un bon défenseur offensif. Malgré un coup de patin élite, il a souvent servi d’exemple de ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on est défenseur. Les Canucks espèrent avoir remplacé Quinn Hughes. J’espère pour eux, car autrement, ça pourrait virer en Shayne Gostisbehere. Un vainqueur de la Coupe, au moins.
Vézina (meilleur gardien)

Samuel Montembeault est passé proche. Mais Samuel Ersson a réussi à le battre pour ce prix du pire gardien de l’année. Le grand gardien de 26 ans a accordé 16 buts de plus qu’attendu en seulement 33 matchs. Son pourcentage d’arrêts de ,870 a été imbattable. Devant ces statistiques horribles, le nouveau DG des Leafs, John Chayka, est allé le chercher. Voyons voir s’il lui donnera un nouveau contrat.
Coupe Stanley

Maple Leafs de Toronto
Comment ne pas décerner le trophée de l’équipe la plus perdante aux Maple Leafs ? Malgré le départ de Mitch Marner, plusieurs les voyaient quand même se battre au sommet de leur division, moi le premier. Ç’a été une année pénible avec le départ du DG, celui de l’entraîneur et un beau doigt d’honneur de William Nylander.

