Les anciens de l’équipe nationale ont rendez-vous pour un BBQ


Richard Boutin
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C’est Noël toute la semaine pour Gino Brousseau, qui suit de très près l’action de la Ligue des nations au Centre Vidéotron et qui accueillera chez lui, vendredi soir, pour un BBQ, les chums de l’équipe nationale avec qui il a évolué au fil des ans ainsi que ses deux mentors.
De l’édition de 1992 qui a participé aux Jeux olympiques de Barcelone, Brousseau retrouvera notamment le passeur Kent Greves. «On se connaît depuis l’âge de 17 ans quand on a fait l’équipe nationale junior, a raconté Brousseau, qui a évolué de 1990 à 2003 dans les rangs professionnels en Europe et au Japon. On a joué ensemble pendant 10 ou 12 ans et nous sommes demeurés en contact. C’est une famille l’équipe nationale. Nous serons une vingtaine à la maison à se rappeler de bons souvenirs.»
Brousseau passe aussi de bons moments avec Glenn Hoag et Paul Gratton, qui ont été les premiers Canadiens à évoluer en Europe. Ils ont participé tous les deux aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984, où le Canada a signé son meilleur résultat avec une quatrième place en l’absence de l’Union soviétique et des pays de l’Est.
«Ce sont des pionniers qui ont défriché le chemin pour les autres, a résumé l’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval. Ce sont les gars qu’on regardait et qui m’ont donné le goût de jouer chez les professionnels. Il y a maintenant de nombreux Canadiens qui jouent partout dans le monde, mais ce n’était pas le cas à l’époque.»
Hoag, Brousseau et Greves ont fait équipe ensemble au cours de la saison 2002-2003 en France. «Pour notre dernière saison avant la retraite, moi et Kent avons joué ensemble sous les ordres de Glenn à Paris Volley. Quant à Paul, j’avais joué avec lui à mes débuts à Fréjus et il est devenu mon agent quand il a pris sa retraite. C’est lui qui m’avait trouvé un contrat au Japon.»
Il a découvert une vedette en devenir
Toujours en France, Brousseau a évolué en 1999 et en 2000 à Poitiers, où il a connu un jeune garçon qui allait devenir l’un des meilleurs joueurs de la planète. Parce que son père, Eric Ngapeth, dirigeait l’équipe, son fils Earvin venait frapper des ballons avec lui après les entraînements. «Il était déjà bon à sept, huit ans.»
Hoag et Brousseau ont de nouveau fait équipe dans le cycle olympique menant aux Jeux de Tokyo de 2021, où le Canada a réussi à se qualifier pour les Olympiques avec deux éditions consécutives pour la première fois de son histoire. À la tête du programme canadien, Hoag avait retenu les services de Brousseau comme adjoint.