Les Alouettes ont joué aux «facteurs» sous la pluie
La météo ne sera pas un frein à la préparation du club montréalais, au contraire


Benoît Rioux
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TROIS-RIVIÈRES | Beau temps, mauvais temps, les Alouettes sont à l’entraînement durant le camp, qui se poursuivait, mardi, à Trois-Rivières. L’entraîneur-chef Jason Maas a donné l’exemple du métier de facteur pour illustrer que la météo ne serait pas un frein à la préparation du club montréalais.
«Nous en avions parlé à une réunion d’équipe, a indiqué Maas. Nous sommes au Canada et nous pouvons jouer dans différentes conditions tout au long de la saison. C’est comme un facteur, il doit livrer le courrier chaque jour, peu importe la météo. Les gars ont bien répondu, je n’ai pas vu un seul joueur sur le terrain qui n’avait pas le sourire et qui ne travaillait pas fort.»
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Au lieu de distribuer du courrier, il y a les quarts qui distribuaient les ballons. Et malgré les deux entraînements du jour et environ quatre heures passées sous la pluie, tout le monde a livré la marchandise au goût des entraîneurs.
«Si tu es rendu ici, à un camp professionnel, c’est que tu as déjà fait face à de l’adversité, tu as vécu des moments difficiles, que ce soit la pluie ou encore des blessures, a commenté le demi défensif québécois Marc-Antoine Dequoy. Ceux qui viennent ici, ce sont des hommes. Au football, tu ne contrôles pas l’environnement, il faut que t’apprennes à jouer dans toutes les circonstances. Le jeu change quand il pleut et il faut s’habituer.»

«Certains n’aiment pas être sous la pluie, mais ce sont des affaires qui aident à bâtir du caractère, a pour sa part noté le joueur de ligne offensive Kristian Matte, vétéran de 37 ans. On veut être capables de passer à travers n’importe quoi. Peu importe les éléments, il faut faire notre travail, jour après jour. Nous ne sommes pas non plus faits en chocolat ou en sucre... Ça peut aussi arriver durant une saison de jouer sous la pluie ou dans la neige.»
Une nouvelle identité
Visiblement, Maas et les Alouettes veulent se servir de ce présent camp pour définir une identité d’équipe. En ce sens, la pluie froide aura été une bonne chose... comme la douche chaude qui a suivi, sans aucun doute.

«Il pleut, il fait froid, c’est moins plaisant, mais on en avait parlé en début de semaine qu’on pratiquerait, peu importe, à moins qu’il y ait des éclairs, a indiqué à son tour Pier-Olivier Lestage, autre élément de la ligne offensive. On veut que ça fasse partie de notre identité d’être toughs. Ça sépare les hommes des enfants. On voit que certains tolèrent mieux la température froide... Ça permet de voir les gars qui sont en mesure de jouer dans toutes les conditions.»

► Les Alouettes ont congé d’entraînement mercredi et seront de retour au Stade des Diablos, à Trois-Rivières, dès jeudi matin.