Les Alouettes n’ont pas le choix d’habiller les vétérans


Benoît Rioux
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Ce serait bien mal connaître les subtilités de la Ligue canadienne de football et de son plafond salarial de juger les Alouettes à propos de la formation que l’équipe présentera, samedi, pour affronter les Tiger-Cats de Hamilton dans un match sans enjeu.
Ainsi, on aurait bien voulu avoir l’option de reposer une dizaine de vétérans et tous les remplacer par des joueurs en provenance de l’équipe d’entraînement, mais ce n’est pas aussi simple. Surtout avec le nombre de blessures qui ont affecté les Alouettes, cette saison.
«Ç’a été la pire saison de ma carrière au niveau des blessés», a avoué le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia, dans une entrevue accordée mardi.
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Le casse-tête fut si compliqué à assembler que les Alouettes ont même dû, à un certain moment, habiller des éclopés durant la saison. On misait donc sur 45 joueurs sur les lignes de côté, mais seulement 44 étaient en mesure de jouer.
«Quand un joueur se retrouve sur la liste des blessés, l’organisation doit le payer», d’expliquer brièvement Maciocia.
Le cas du vétéran receveur de passes Greg Ellingson a notamment donné des maux de tête aux Alouettes face au plafond salarial fixé à 5,45 M$ par équipe pour la saison 2023. Blessé à un genou, Ellingson a été limité à un seul match avec le club montréalais.
Répartir le temps d’utilisation
Pour le match de samedi, plusieurs vétérans seront donc en uniforme. C’est à défaut de pouvoir amener de nouveaux joueurs figurant sur l’équipe d’entraînement, ceux-ci ayant un salaire plus élevé lorsqu’ils sont en uniforme.
«On n’a pas le choix de les habiller, mais à l’interne, on peut décider comment les utiliser», a néanmoins souligné Maciocia, à propos des vétérans.
À titre d’exemple, le directeur général précise que les trois quarts-arrières, d’une manière ou d’une autre, seront en uniforme contre les Ti-Cats. Il sera ainsi possible pour l’entraîneur-chef Jason Maas d’utiliser Cody Fajardo, Caleb Evans et Davis Alexander s’il juge pertinent de le faire. Le temps d’utilisation risque minimalement d’être mieux réparti entre les sept receveurs de passes. Les Tiger-Cats pourraient aussi faire de même.
«On vise de gagner ce match-là, a toutefois reconnu Maciocia. De terminer avec une fiche de 11-7, qui serait la meilleure des Alouettes depuis 2012, avec tout le bordel qu’on a vécu dans les dernières années, ce serait une fierté pour bien des membres de l’organisation. Mais le but est aussi de jouer un maximum de matchs dans les prochaines semaines.»
Il est bon de rappeler que les Alouettes, qui avaient les mains liées durant la saison morte en attendant la vente de l’équipe, ont déjà déjoué bien des pronostics durant cette campagne. Après le match de samedi, Montréal accueillera à nouveau Hamilton, le 4 novembre, lors de la demi-finale de l'Est.