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VIDÉO | «Les acteurs, on est des ambassadeurs de mystères» – Émile Schneider de la série «Les Armes»

Photo portrait de Guillaume Picard

Guillaume Picard

2026-02-10T02:00:00Z

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Non, le soldat Mick Vanier (Émile Schneider) n’est pas un traître à la nation dans la série Les Armes. Des mois après avoir été capturée par le groupe paramilitaire lié aux Russes, la recrue la plus prometteuse de l’unité d’élite JTF16 n’a pas été endoctrinée par Fedor Stavinski (Vitali Makarov).

On l’aurait pourtant cru en voyant Vanier collaborer avec les hommes qui menacent de faire exploser un missile m55 à Ottawa – lequel disperserait une arme bactériologique –, en plus de menacer la souveraineté canadienne dans l’Arctique.

Dans la finale de l’épisode de lundi, Vanier a expliqué au colonel Savard (Vincent-Guillaume Otis) qu’afin de demeurer en vie pendant sa captivité, il n’a eu d’autre choix que de convaincre Stavinski qu’il voulait lui aussi la peau du gouvernement fédéral. Vanier a d’ailleurs sauvé Savard et Audrey Durand (Lou Vincent Desrosiers) d’une mort certaine dans cet épisode.

Émile Schneider et Nicolas Paquin dans «Les Armes».
Émile Schneider et Nicolas Paquin dans «Les Armes». PHOTO FOURNIE PAR TVA

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Émile Schneider, dont le personnage a été absent durant la première moitié de la deuxième saison, s’est amusé à jongler avec ce qui attend les téléspectateurs, au cours de l’entrevue qu’il a accordée à l’Agence QMI. À en croire ce qu’il raconte avec le sourire, une part de doute subsiste autour de Vanier.

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«Il a risqué sa vie pour potentiellement sauver des vies à cause de l’ogive que Fedor a en sa possession. Mais est-ce qu’on lui a donné l’ordre d’aller là? Ou encore, est-ce qu’il est en fait bien placé pour revenir et réinfiltrer la base de Kanawata? Peut-être que Vanier est dans les services secrets canadiens, qu’il est un infiltré haut placé et bien entraîné, ce qui expliquerait pourquoi il tire bien. Je mets du mystère, mais moi-même je ne le sais pas», a raconté son interprète.

Il a ajouté: «Il y a quelque chose de mystérieux jusqu’à la fin et j’adore ça, car les acteurs, on est des ambassadeurs de mystères. Quand la lecture est ouverte, c’est beaucoup plus excitant de chercher à lire les émotions que d’avoir tout cuit dans le bec.»

Émile Schneider et son camarade de jeu Frédéric Millaire Zouvi dans «Les Armes».
Émile Schneider et son camarade de jeu Frédéric Millaire Zouvi dans «Les Armes». PHOTO FOURNIE PAR TVA

Émile Schneider a pu, comme son personnage s’effaçait momentanément du scénario signé Alexandre Laferrière, tourner dans la série Casse-gueule, qui débarque ce jeudi sur Crave, en plus de défendre un rôle dans le film Pauline Julien: femme pays, d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

«Dramatiquement, il y avait quelque chose d’intéressant à ce que Mick disparaisse, que ce soit un suspense. C’est sûr que ça donne de l’espace pour jouer d’autres rôles», a dit le comédien de 36 ans, dont le grand-père, Robert Vanier (à qui l’on a emprunté le nom pour son personnage), a fait Dieppe durant la Deuxième Guerre mondiale et été dans les services secrets britanniques.

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«C’est sûr qu’il y a une partie de la courbe dramatique des Armes qui s’en va vers les services secrets ou en mission d’infiltration, ce que mon grand-père faisait et qui a nourri mon imaginaire quand j’étais jeune. De jouer Mick Vanier me permet vraiment de plonger dans cet univers-là.»

PHOTO FOURNIE PAR TVA
PHOTO FOURNIE PAR TVA
15 ans de métier au compteur

Émile Schneider, qui sera dès vendredi au générique du film Ailleurs la nuit, de Marianne Métivier, en est à sa quinzième année de carrière cette année.

«Ça commence à être significatif, mais pour moi le jeu est une quête éternelle. Je suis vraiment un chercheur, j’aime explorer des zones et des personnages différents», a-t-il souligné.

Et ses ambitions ne se limitent pas à nos frontières, comme plusieurs acteurs de sa génération.

Frédéric Millaire Zouvi et Émile Schneider dans une scène de la première saison de la série «Les Armes».
Frédéric Millaire Zouvi et Émile Schneider dans une scène de la première saison de la série «Les Armes». PHOTO D'ARCHIVES DE KARL JESSY FOURNIE PAR TVA

«Je rêve de travailler avec des gens partout sur la terre. Je ne m’arrêterai pas qu’au Québec. Je veux continuer de travailler avec des gens meilleurs que moi pour apprendre. J’ai toujours travaillé dans le sens de faire des projets qui signifiaient quelque chose. Il faut prendre des risques, car c’est facile d’être confortable et de jouer un peu toujours la même affaire. Ça, ça ne m’intéresse pas.»

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