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Zoo de Saint-Édouard: les accusations criminelles abandonnées

2021-11-10T23:55:14Z

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L'ancien propriétaire du Zoo de Saint-Édouard, en Mauricie, Normand Trahan, a plaidé coupable à quatre infractions en matière de bien-être animal, mercredi matin au palais de justice de Trois-Rivières, tandis que les accusations criminelles qui pesaient contre lui ont été abandonnées.

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Y compris les accusations de cruauté animale. Après deux ans et demi à clamer son innocence, Normand Trahan s’est dit soulagé du dénouement de son procès. 

«Je suis bien content que ce soit fini. Faut arrêter un jour», a-t-il déclaré. Une victoire pour son avocat, Me Michel Lebrun.

«Ça confirme le fait qu'il a toujours aimé et traité de son mieux les animaux dont il avait la garde pendant les trente années où il a opéré le Zoo de Saint-Édouard», a précisé ce dernier.

Normand Trahan aura à régler la note de quatre constats d'infraction, notamment pour des infractions à la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune et au Règlement sur les animaux en captivité, qui s’élève à près de 7000$.

Tandis que les infractions qui touchaient principalement la sécurité des animaux s’élèvent à près de 4000$.

À l’avenir, il lui sera interdit, et ce pour les cinq prochaines années, de posséder plus de cinq animaux de compagnie. Malgré le retrait des accusations criminelles, la SPCA de Montréal s'est dite heureuse du dénouement de l’histoire. 

«La décision de régler ça ainsi vient du DPCP, on s'en est remis à son bon jugement et on est satisfait. Notre satisfaction vient également du fait qu'on a sauvé 200 animaux.»

Mais pour la spécialiste en comportement animalier, Jacinthe Bouchard, non seulement la SPCA a fait fausse route, mais elle a elle-même agi à l'encontre du bien-être animal. 

«Ils se sont trompés sur tout puisque la moitié des animaux sont décédés durant le transport. J'espère que M. Trahan pourrait aller en justice contre Human Society et contre la SPCA de Montréal qui, eux, ont mis la vie et la santé mentale et physique vraiment en danger», a soulevé la dame.Normand Trahan a de son côté fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de poursuivre la SPCA pour atteinte à sa réputation. 

Il a aussi indiqué qu’il souhaitait vivre une retraite paisible et tourner la page définitivement sur l’affaire.

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