Les 20 meilleurs Québécois de la LNH: ce joueur non repêché arrive au premier rang


Dave Lévesque
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C’est quand on se donne la mission de réaliser un top 20 des meilleurs Québécois à évoluer dans la Ligue nationale de hockey (LNH) qu’on constate que le bassin de joueurs est restreint.
Ils seront sans doute entre 50 et 60 à disputer au moins un match dans la LNH au cours de la saison 2024-2025. C’est peu. Et du nombre, il y a beaucoup de joueurs très talentueux, mais il y a aussi des joueurs de profondeur.
Cela dit, le nombre de Québécois présents dans la LNH au cours des dernières années est relativement stable. Si on se reporte aux années précédentes, 59 Québécois ont joué dans la LNH en 2023-2024 selon le site de la LNH. Ils étaient 66 en 2022-2023 et 63 en 2021-2022.
20. Hendrix Lapierre

Centre
Capitals de Washington
22 ans
Il a eu une petite audition de six matchs il y a deux ans, mais celle de l’an passé a été plus longue même s’il a fait la navette entre Hershey et Washington. Il a finalement joué 51 matchs et obtenu 22 points. Une fois les Caps éliminés, il est allé remporter la Coupe Calder avec les Bears de Hershey dans la Ligue américaine de hockey, amassant 22 points en 20 rencontres. Il est mûr pour faire le saut dans une équipe où il pourra laisser son talent offensif éclore.
Ces joueurs auraient pu aussi faire partie de cette liste: Devon Levi (Buffalo), Frédérick Gaudreau (Minnesota), Alexandre Carrier (Nashville), Anthony Mantha (Calgary), Jérémy Lauzon (Nashville).
19. Alex Killorn

Ailier gauche
Ducks d’Anaheim
35 ans
Après 11 saisons à Tampa Bay, l’attaquant de l’Ouest-de-l’Île est parti sur l’autre côte des États-Unis l’an passé, et la transition a été difficile sur le plan statistique, puisque son nombre de points accumulés a presque fondu de moitié, passant de 64 à 36. Il faut cependant dire que les Ducks sont pleins de canetons, l’équipe étant en reconstruction et Killorn faisant office de grand frère pour bien bâtir l’équipe.
18. Anthony Beauvillier

Ailier gauche
Penguins de Pittsburgh
27 ans
La dernière saison a sans doute été sa plus difficile depuis son arrivée dans la LNH. Une fracture du poignet gauche lui a compliqué la vie et il a passé par trois équipes différentes, son arrêt à Vancouver en 2023 n’ayant manifestement pas porté fruit. En signant un contrat d’une saison avec les Penguins, il cherche à obtenir un nouveau départ et, à 27 ans, il a encore du temps devant lui, surtout avec une équipe vieillissante où il fait office de jeune vétéran qui peut contribuer offensivement et défensivement.
17. Mathieu Joseph

Ailier droit
Blues de St. Louis
27 ans
Il a connu sa meilleure saison statistique en carrière l’an passé (35 points). Et cette année, il se retrouve avec son frère, Pierre-Olivier, qui a lui aussi pris le chemin de St. Louis. Voilà un contexte qui devrait être intéressant pour la poursuite de sa carrière. C’est une sorte de couteau suisse qui peut aider son équipe de maintes façons grâce à ses aptitudes offensives et à son jeu défensif, qui fait de lui un joueur fiable.
16. Nicolas Roy

Centre
Golden Knights de Las Vegas
27 ans
Il vient de connaître sa meilleure saison en carrière avec une récolte de 41 points et il est dans la fleur de l’âge. C’est un attaquant qui est capable de produire offensivement, mais qui brille aussi par son jeu défensif. Au sein d’une équipe bien nantie en attaque, il parvient à tirer son épingle du jeu de belle façon et est en mesure de contribuer à une saison où les Golden Knights vont vouloir venger leur sortie rapide des séries du printemps dernier.
15. Yanni Gourde

Centre
Kraken de Seattle
32 ans
Un autre joueur non repêché qui a su faire sa place dans la LNH. Après une seconde saison surprise pour le Kraken, l’équipe à la grosse pieuvre a connu plus de difficultés l’an passé, et la production de Gourde en a un peu pâti. Mais il demeure tout de même l’un des attaquants les plus utilisés de l’équipe et peut jouer dans toutes les situations grâce à la qualité de son jeu de chaque côté de la rondelle. Son jeu en désavantage numérique est particulièrement important.
14. Marc-André Fleury

Gardien
Wild du Minnesota
39 ans
C’est le dernier tour de piste d’une très grande carrière. Fleury, qui aura 40 ans en novembre, tirera sa révérence à la fin de la saison 2024-2025 et il pourra le faire la tête très haute. L’an dernier, il a disputé près de la moitié des matchs (40) de son équipe et a conclu la saison avec une moyenne 2,98, prouvant qu’il a encore le niveau pour évoluer dans la meilleure ligue de hockey au monde.
13. Samuel Girard

Défenseur
Avalanche du Colorado
26 ans
Il n’est pas le plus gros, mais il est rapide et il est fiable dans les deux sens de la patinoire. Il fait partie du top 4 défensif de l’Avalanche, une équipe qui est bien nantie à toutes les positions et qui va batailler encore cette année pour les plus grands honneurs. Sa production offensive a légèrement fléchi, mais il y avait un contexte. Avant les Fêtes, il a eu recours au programme d’aide aux joueurs, ce qui lui a fait rater près d’un mois et demi d’activité, mais il en est revenu vraisemblablement grandi et il a connu une très bonne fin de saison.
12. David Perron

Ailier gauche
Sénateurs d’Ottawa
36 ans
Les Sénateurs ont besoin de quelques vétérans pour encadrer leurs jeunes pousses et Perron est un excellent candidat. D’abord parce que, malgré son âge, il n’a pas encore réellement ralenti, même s’il a accumulé quelques points de moins la saison dernière (47) que lors de la précédente (56). Perron a un flair essentiel autour du filet adverse et sait ce que ça prend pour gagner, puisqu’il a déjà remporté la Coupe Stanley avec les Blues de St. Louis en 2019. Il devrait être un rouage important de l’équipe cette saison.
11. Pierre-Luc Dubois

Ailier gauche
Capitals de Washington
26 ans
Son passage avec les Kings de Los Angeles n’aura duré qu’un an et il en sera déjà à une quatrième formation dans sa jeune carrière. La sauce n’a pas pris à Los Angeles, où il avait signé un contrat de huit ans et 68 M$. C’est ainsi qu’il est parti pour la capitale américaine en retour du gardien Darcy Kuemper peu avant le dernier repêchage. Il est gros, puissant et bon patineur. C’est l’archétype de l’attaquant de puissance, et son talent offensif crève les yeux. Est-ce que c’est à Washington qu’il trouvera enfin le meilleur milieu pour faire éclore tout son potentiel?
10. Anthony Duclair

Ailier gauche
Islanders de New York
29 ans
Quand Patrick Roy lui-même insiste pour que son directeur général fasse l’acquisition d’un joueur, c’est parce qu’il croit en son potentiel. Roy a dirigé Duclair du temps des Remparts de Québec et il l’a visiblement aimé, un lien fort unit les deux hommes. Duclair en est déjà à sa neuvième formation dans la LNH et, l’an passé, avec San Jose et Tampa Bay, il a connu sa quatrième saison d’au moins 20 buts. Il a aussi obtenu sa troisième meilleure récolte de points (42) en carrière. Avec des Islanders qui doivent gagner, il aura beaucoup d’espace pour s’exprimer.
9. Samuel Montembeault

Gardien
Canadien de Montréal
27 ans
Celui que l’on surnomme Monty a disputé le plus de matchs dans la cage du Canadien la saison dernière, une année qui a été ponctuée d’un long ménage à trois avec Jake Allen et Cayden Primeau. Le directeur général, Kent Hughes, lui a toutefois envoyé deux messages forts en lui faisant signer une prolongation de contrat de trois ans de près de 10 M$ en décembre et en échangeant Allen avant la date limite des échanges. Montembeault amorcera donc sa première saison officielle comme numéro un de l’équipe. L’an passé, il a présenté une moyenne de 3,14 et un taux d’efficacité de ,903. Cette saison, on devrait le voir amorcer au moins une cinquantaine de rencontres.
8. Jonathan Drouin

Ailier gauche
Avalanche du Colorado
29 ans
Il a parié sur lui-même en signant un contrat d’une seule saison pour un maigre 825 000$ la saison dernière. C’est en retrouvant son vieux complice, Nathan MacKinnon, qu’il a enfin trouvé sa voie. Loin du stress de Montréal, Drouin s’est épanoui et a connu sa meilleure saison en carrière avec 19 buts et 37 passes pour 56 points. Ça lui a valu une autre entente d’un an, mais d’une valeur de 2,5 M$ US cette fois-ci. Et si on se fie à son état d’esprit lorsqu’on l’a rencontré à Denver le printemps dernier, il est heureux et détendu au Colorado et c’est ce dont il semble avoir besoin pour performer.
7. Thomas Chabot

Défenseur
Sénateurs d’Ottawa
27 ans
Quand il est en santé, il est sans l’ombre d’un doute le meilleur défenseur des Sénateurs. Or, une blessure au poignet l’embête depuis deux ans et il a finalement subi une chirurgie au cours de l’été afin de régler le problème. Les Sénateurs ont désespérément besoin que cette opération soit couronnée de succès parce que le Beauceron, avec son gros gabarit ainsi que ses qualités défensives et offensives, est au cœur de la reconstruction de l’équipe, d’autant plus qu’il est dans la fleur de l’âge pour un défenseur. Son jeu avec la rondelle est d’une importance vitale pour les Sens.
6. Jonathan Huberdeau

Centre
Flames de Calgary
31 ans
Après deux saisons à Calgary, sa production offensive a chuté de plus de la moitié comparativement à sa dernière saison en Floride. Il n’a marqué que 12 buts en 81 matchs la saison dernière au sein d’une équipe qui s’est pourtant longtemps battue pour une place en séries. On s’attendait à ce qu’il rebondisse l’an passé après son arrivée difficile en Alberta, ça ne s’est pas produit. Est-ce que cette saison pourrait être celle où il retrouvera de sa superbe? Parce que le talent est là.
5. Kristopher Letang

Défenseur
Penguins de Pittsburgh
37 ans
Un peu comme son coéquipier Sidney Crosby, il semble être à l’épreuve du temps. L’an dernier, il a connu une septième saison de 50 points ou plus (51), ce qui le place évidemment parmi les meilleurs marqueurs de l’équipe. Malgré son âge, il ne semble pas présenter de signes de ralentissement et, sur le plan physique, il est au sommet, puisque pour la première fois de sa carrière, il a disputé les 82 matchs de la saison. Il possède toujours le même coup de patin fluide en plus d’être fiable défensivement malgré ses qualités offensives évidentes.
4. Mike Matheson

Défenseur
Canadien de Montréal
30 ans
Il a connu, et de loin, sa meilleure saison en carrière en amassant 62 points en 82 matchs l’an passé, terminant au troisième rang des marqueurs de l’équipe tout en passant en moyenne 25 minutes 33 secondes sur la glace par match, la troisième moyenne la plus élevée de la LNH. En plus d’appuyer l’attaque, il est fiable défensivement et il s’avère être un modèle pour la pléthore de jeunes défenseurs qui poussent chez le CH. Sans oublier que c’est un gars qui a grandi dans la banlieue ouest de Montréal et qui est très attaché à la ville.
3. Phillip Danault

Centre
Kings de Los Angeles
31 ans
Les amateurs montréalais lui en veulent peut-être encore d’être parti en 2021, mais l’attaquant de Victoriaville a réellement trouvé sa niche à Los Angeles, où il pivote un second trio axé sur l’attaque, lui qu’on vantait pourtant pour son jeu défensif. À L.A., il a connu des saisons de 51, 54 et 47 points et se maintient dans la moyenne supérieure des producteurs de points de l’équipe. Qui plus est, il a une santé de fer et n’a raté que sept matchs lors de ses trois saisons en Californie. Il est un rouage essentiel de cette formation.
2. Alexis Lafrenière

Ailier gauche
Rangers de New York
22 ans
Peut-être que les attentes étaient trop élevées ou peut-être que certains observateurs étaient trop impatients. Beaucoup de gens se sont demandé quand Lafrenière éclaterait, mais il se trouvait dans une équipe qui débordait de talent: difficile de faire sa place à 18 ans. L’an passé, à sa quatrième saison dans la LNH, il a affiché beaucoup d’aplomb au sein de la seconde unité des Rangers et a connu sa meilleure saison en carrière en amassant 57 points, dont 28 buts, en 82 matchs. Il a été particulièrement bon en séries avec 14 points en 16 rencontres.
1. Jonathan Marchessault

Centre
Predators de Nashville
33 ans
Quand on cherche des joueurs non repêchés qui ont eu une brillante carrière, on pense à Martin St-Louis ou encore à Steve Duchesne, mais Jonathan Marchessault en est aussi un exemple parfait. Joueur de cœur et meneur indiscutable, il amasse les points avec régularité depuis huit saisons, au cours desquelles il a toujours inscrit au moins 20 buts, sauf en 2020-2022 (18) en raison du calendrier écourté par la pandémie. L’an passé, il a connu sa meilleure au chapitre des buts avec 42. Il arrive chez des Predators qui le voient comme une pièce manquante pour franchir le second tour des séries, ce qu’ils n’ont fait qu’une fois depuis leur présence en finale de la Coupe Stanley en 2016-2017.