L’entraîneur-chef des Oilers va-t-il perdre son emploi?
Agence QMI
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Si plusieurs observateurs ont évoqué le nom de l’instructeur-chef des Sénateurs d’Ottawa, D.J. Smith, quant à un éventuel congédiement, celui du pilote des Oilers d’Edmonton, Jay Woodcroft, risque de circuler davantage dans les rumeurs du genre.
La présence des Sharks de San Jose dans la cave du classement général est peu étonnante, mais celle de la bande de Connor McDavid à l’avant-dernier rang l’est beaucoup plus. L’équipe albertaine a livré une autre performance misérable lundi, encaissant une cuisante défaite de 6 à 2 aux mains des Canucks à Vancouver. Conséquemment, elle affiche un piètre dossier de 2-8-1 et constitue sans contredit la déception du début de saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH).
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Affirmer que tout va mal chez les Oilers est certes un euphémisme et la troisième période en a représenté un bon exemple quand McDavid et Leon Draisaitl ont tous deux écopé de punitions pour rudesse, le second d’entre eux recevant également une pénalité d’inconduite. Puis, Woodcroft a été chassé de la rencontre pour avoir argumenté trop vigoureusement avec les arbitres. Bref, l’ambiance est morose autant sur la patinoire qu’à l’intérieur du vestiaire. Et pour l’entraîneur, un échec jeudi face aux minables Sharks – toujours sans victoire – pourrait signifier le glas.
«Au bout du compte, je dois être meilleur, a-t-il admis au réseau Sportsnet. Je ne crois pas avoir dépassé les limites [avec les officiels], mais parfois, vous devez lancer un message ou poser une question et la réception peut être différente de ce que vous aviez prévu.»
Encore une fois, McDavid a exprimé son désarroi au terme d’une soirée à oublier, essayant de trouver quelques éléments positifs.
«Je crois que nous avons accompli plusieurs bonnes choses au premier vingt. Ensuite, on s’est retrouvé en arrière à jouer du hockey de rattrapage», a-t-il dit au site NHL.com.
«Actuellement, peu importe ce que nous faisons, nous sommes en retard après la première période. Pourtant, nous avons connu de bons départs dans les 2-3 derniers matchs», a renchéri le défenseur Mattias Ekholm, qui a touché la cible lundi.
Est-ce trop tard?
Si Edmonton souhaite juste se qualifier en séries, il lui faudra environ 90 points, ce qui nécessitera environ 40-45 gains. La pente à surmonter est abrupte, mais les joueurs semblent avoir confiance de relever le défi.
«Il y a une tonne de hockey à disputer. Cependant, chaque équipe est bonne, donc ce n’est pas facile d’obtenir huit gains d’affilée ou de réaliser une séquence semblable. Le temps sera réellement un facteur», a souligné l’arrière Brett Kulak au Edmonton Journal.
Pour arriver à leurs fins, les Oilers devront miser sur des gardiens plus convaincants. À Vancouver, Stuart Skinner a cédé six fois en 36 tirs. Sa moyenne de buts alloués de 3,99 et son taux d’efficacité de ,856 sont largement insuffisants. Mardi, c’est le vétéran Jack Campbell qui a écopé en voyant son nom être inscrit au ballottage.
«C’est difficile à accepter, car les gars travaillent fort. Je pense que dans les sept premières minutes, nous avons décoché 18 lancers. C’est très impressionnant et [Thatcher] Demko a accompli du gros boulot. Mais c’est l’homme que je dois vaincre. J’ai à surpasser l’autre gardien et je ne l’ai pas fait ici», a-t-il considéré.