Leila Beaudoin est loin d’être abattue
Agence QMI
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Vaincue à Miami en décembre dernier lors d’un combat de championnat du monde, la boxeuse québécoise Leila Beaudoin est loin de rester abattue à la suite de cet échec.
Il faut dire que l’athlète de 29 ans avait offert une performance très honorable contre l’Américaine Alycia Baumgardner, une des meilleures boxeuses au monde, qui l’avait emporté par décision au bout de 12 rounds de boxe très intense. Un combat que des millions d’amateurs de boxe avaient regardé en direct sur Netflix.
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«Je n'ai pas eu l'impression que j'ai eu à me relever de cette défaite-là», a-t-elle expliqué, vendredi, lors d’un entretien à «JiC».
«Au contraire, je n'ai pas eu à rougir non plus cette défaite-là, a-t-elle continué. Déjà, de m'être rendue là, c'est excessivement grandiose [...] Je viens de loin, j'ai vécu des choses difficiles dans ma vie, j'ai toujours persévéré et ça m'a menée là. Peu importe si je perds ou je gagne, j'avais déjà gagné en étant là-bas.»
La bonne nouvelle, maintenant, c’est qu’elle reprendra le collier bientôt, alors qu’il est prévu qu’elle soit du gala de boxe du 9 avril lors duquel le Cubain Osleys Iglesias se battra pour un titre mondial au Casino de Montréal.
«Ça va faire du bien de retourner dans le ring et surtout, de boxer chez nous, a-t-elle admis. Montréal, ça fait quasiment deux ans, je pense, que je n'ai pas boxé là-bas.»
Afin de se préparer, l’athlète de Témiscouata, qui habite dans la région de Québec, devra faire certains sacrifices.
«Dès dimanche, je pars, je déménage à Montréal, je me loue un appartement à chaque camp d’entraînement, a-t-elle expliqué. Donc je fais mon "training camp" au complet à Montréal. Je reviens à peu près aux trois semaines ici (à Québec), trois ou quatre jours et après ça, j'amène mon chien, je m'en vais à Montréal.»
«Ma famille, on se tient au courant et tout ça, c'est sûr que je ne les vois pas autant, a-t-elle également mentionné. Mon chum, il prend le bord aussi parce que je pars à Montréal [...] il reste ici, il a sa vie, il a son entreprise à gérer. C’est sûr que ce sont des sacrifices, mais il reste que je suis bien là-dedans, je suis chanceuse de pouvoir le faire. Et tu sais, ces sacrifices-là m'ont mené à mon combat de décembre.»
À l’évidence, elle n’a pas fini d’en faire. Parce que même si son après-carrière semble tracée grâce à sa formation en soins infirmiers, elle a encore des choses à accomplir entre les câbles.
«Le championnat du monde, j'aimerais ça le gagner», a-t-elle lancé.
«J'aimerais ça redevenir championne du monde, a-t-elle insisté. C'est sûr que ce n'est pas hors de ma vue ni hors de portée non plus. Idéalement, c'est de revenir sur une route victorieuse, d'aller chercher une victoire en avril et après ça, on pourrait aller se positionner peut-être pour revenir en en championnat du monde assez rapidement.»
Voyez l’entretien complet en vidéo principale.