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L’Église orthodoxe ukrainienne relevant de Moscou propose une procession pascale vers Marioupol

AFP

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2022-04-22T10:19:53Z

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L’Église orthodoxe ukrainienne relevant du patriarcat de Moscou a proposé d’organiser une procession pascale vers la ville assiégée de Marioupol afin d’y évacuer des civils et militaires blessés. 

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L’Église «est prête à organiser une procession depuis Orikhiv, dans la région de Zaporijjia, vers l’usine Azovstal de Marioupol afin d’apporter une aide d’urgence et évacuer les civils. Cette procession pourrait également contribuer à évacuer les militaires blessés et récupérer les corps», a déclaré le métropolite Onoufriï, chef de l’Église orthodoxe ukrainienne relevant du Patriarcat de Moscou, dans un communiqué sur le site de l’Église. 

«Nous nous adressons à qui de droit et nous demandons d’assurer un cessez-le-feu à Marioupol et ses banlieues ainsi qu’un couloir humanitaire pour ladite procession de prière du Vendredi Saint, le 22 avril, à Pâques», célébrée par les orthodoxes le 24 avril.

Les orthodoxes ukrainiens sont divisés entre l’Église orthodoxe relevant du patriarcat de Moscou et l’Église orthodoxe d’Ukraine née en 2018 de la fusion de l’Église orthodoxe ukrainienne relevant du Patriarcat de Kyïv et de l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne et reconnue en 2019 par le patriarcat œcuménique de Constantinople. 

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Aucun couloir d’évacuation de civils ne pourra être organisé vendredi en Ukraine, a déclaré plus tôt dans la journée la vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk, jugeant la situation trop «dangereuse» sur les routes.

Jeudi, trois bus transportant des personnes évacuées du port de Marioupol (sud-est) étaient arrivés à Zaporijjia (sud). 

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré jeudi que les forces russes avaient «libéré» Marioupol, devenue ville martyre et champ de ruines après bientôt deux mois de pilonnage et de siège russes. Une affirmation jugée «contestable» par son homologue américain Joe Biden. 

Malgré un nouvel appel à la reddition jeudi, les combattants ukrainiens encore retranchés dans l’immense complexe métallurgique Azovstal et ses kilomètres de galeries souterraines, refusent de déposer les armes. 

Vladimir Poutine a dit avoir ordonné à ses troupes de ne pas lancer d’assaut, mais de bloquer la zone «de sorte que pas une mouche ne passe».

L’UE demande aussi à Poutine des corridors humanitaires pour la Pâque orthodoxe

Le président du Conseil européen Charles Michel, qui représente les États membres de l’UE, a demandé vendredi au président russe Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique, de garantir des corridors humanitaires à Marioupol à l’occasion de la Pâque orthodoxe.

«Appel avec le président Poutine. Les corridors humanitaires à Marioupol et dans les autres villes assiégées doivent être immédiats, spécialement à l’occasion de Pâques orthodoxe» le dimanche 24 avril, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Marioupol, port stratégique du sud-est de l’Ukraine, est quasi intégralement sous contrôle russe. Des combattants ukrainiens sont toutefois encore retranchés dans l’immense complexe métallurgique Azovstal, assiégé et toujours bombardé par l’armée russe.

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Plusieurs couloirs humanitaires dans cette ville ont été annulés à la dernière minute, Moscou et Kiev se rejetant la responsabilité de ces échecs.

«La vie de tous les militaires ukrainiens, combattants nationalistes et mercenaires étrangers est garantie s’ils déposent les armes (...) Mais le régime de Kiev n’autorise pas cette possibilité», a dit M. Poutine, selon un communiqué du Kremlin après l’échange avec Charles Michel. 

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a répliqué un peu plus tard, dans un communiqué. «Nous félicitons l’Ukraine pour ses efforts en vue de trouver une solution diplomatique pour l’évacuation des civils et regrettons que la Russie ne fasse pas de même», a-t-il déclaré.

«Malgré le carnage perpétré par la Russie, il reste plus de 100 000 civils à Marioupol, dont un millier qui ont pu se réfugier dans l’aciérie Azovstal, défendue par les forces armées ukrainiennes», a-t-il affirmé. «Des milliers» d’habitants de Marioupol «ont été déportés en Russie ou déplacés de force vers les zones non contrôlées par le gouvernement en Ukraine», a en outre déploré M. Borrell.

Aucun couloir d’évacuation de civils ne pourra être organisé vendredi, avait annoncé dans la matinée la vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk, jugeant la situation trop «dangereuse» sur les routes.

Charles Michel a précisé sur Twitter avoir «réitéré» la position de l’UE lors de sa conversation avec Vladimir Poutine en fin de matinée, qui a duré une heure et demie : «soutien à l’Ukraine et à sa souveraineté, condamnation et sanctions contre l’agression de la Russie».

«Notre unité, nos principes et nos valeurs sont inaliénables», a-t-il encore écrit.

Il s’était rendu à Kiev le 20 avril, où il avait rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le président du Conseil a également demandé à Vladimir Poutine «de s’entretenir directement avec le président Zelensky, comme le réclame ce dernier», a indiqué un responsable européen à Bruxelles.

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