Tous les résultats
Publicité

«L’écriture, c’est comme une grosse drogue dure», confie Martin Michaud, qui nous offre une nouvelle enquête de Victor Lessard

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
Photo portrait de Sarah-Émilie Nault

Sarah-Émilie Nault

2025-11-16T16:00:00Z

Partager

Pour Martin Michaud, comme pour les inconditionnels des aventures de Victor Lessard et Jacinthe Taillon, chaque nouvelle enquête menée par le duo prend des airs de retrouvailles avec de vieux amis.

Les 15 ans de carrière que célèbre cette année Martin Michaud coïncident avec les 15 années de vie fictive du sergent-détective Victor Lessard, dont la première aventure a littéralement mis au monde le nouveau maître du thriller québécois.

Depuis Il ne faut pas parler dans l’ascenseur, l’ancien avocat nous a offert 13 romans, dont sept mettant en vedette le ténébreux Victor Lessard et l’expressive Jacinthe Taillon, ainsi que trois saisons télévisées des aventures de Victor Lessard.

Gratitude

«Chaque année, tu dois renouveler tes vœux avec tes lecteurs. J’ai un gros sentiment de reconnaissance et gratitude, mais je me demande quand même toujours chaque fois si les lecteurs vont continuer à me suivre», admet l’écrivain âgé de 55 ans.

À voir les foules qui se déplacent pour le rencontrer dans les salons du livre depuis 15 ans et les nombreux témoignages de lecteurs sous le charme de la paire improbable mais touchante que forment Victor Lessard et sa grande acolyte, on peut s’attendre à ce que Delta zéro ne fasse pas exception.

Publicité

D’abord, parce que ce roman haletant nous fait suivre le duo qui travaille désormais au département des affaires non résolues, où il fera tout pour faire honneur à de jeunes femmes depuis longtemps disparues.

Ensuite, parce que l’écrivain braque les projecteurs sur des préoccupations de notre époque, dont la place des hommes et des femmes dans notre monde, la corruption et la violence faite aux femmes.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Pour l’amour des femmes

«Depuis le mouvement #MeToo et tous les débats de société que cela a engendrés, comme gars, tu es obligé de te questionner sur la façon de mettre en scène ce genre de choses», explique l’auteur, qui a tenu à traiter les scènes de féminicide avec «douceur et humanité», en évitant de mettre en scène la violence subie. 

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si, pour la toute première fois, on peut lire la mention «Une enquête de Victor Lessard et Jacinthe Taillon» sur la page couverture d’un roman de la série Victor Lessard.

Publicité

«Je me suis rendu compte qu’avec Jacinthe, j’avais créé un personnage fort de femme, avec toute sa verve et son bagou. Cela faisait six romans qu’elle n’était pas sur la couverture et elle le méritait», explique celui qui a toujours un plaisir fou à écrire les dialogues entre ses deux personnages fétiches.

Voguant autour de l’idée que les apparences sont souvent trompeuses, le roman Delta zéro tient son titre du point d’origine de la bifurcation, sorte de point de glissement ou de point de bascule que chaque personne est susceptible de rencontrer dans sa vie.

«Victor et Jacinthe sont des personnages qui ont encore beaucoup à dire», explique Martin Michaud, qui affirme être prêt à attaquer un autre 15 ans d’écriture.

«Et moi, je ne ferais pas autre chose. C’est ça qui m’allume et qui me fait continuer. L’écriture, c’est comme une drogue dure», souffle-t-il.

– Le roman Delta zéro, de Martin Michaud, est en librairie.

Publicité
Publicité