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L’Écossais Robert MacIntyre tient le coup et remporte l’Omnium canadien

Il devance de justesse Rory McIlroy et les Canadiens

Photo GETTY IMAGES / AFP
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-06-02T23:02:39Z

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HAMILTON | À un certain moment de la ronde finale de l’Omnium canadien, une demi-douzaine de golfeurs étaient aux trousses et tout près de Robert MacIntyre. Malgré la pression et les attaques de Rory McIlroy, de Tom Kim, de Victor Perez et de Corey Conners, l’Écossais a tenu le coup et remporté le championnat.

Avec son paternel, Dougy, qui traînait son sac à ses côtés sous la pluie, le gaucher de 27 ans a signé sa première victoire sur le circuit de la PGA. Il l'ajoute à sa collection de deux triomphes sur le DP World Tour d'Europe et à sa conquête de la Coupe Ryder en septembre dernier.

«Cette victoire signifie tout pour ma famille, mon équipe et moi, a lâché le vainqueur, essuyant quelques sanglots, quelques minutes après son roulé final au Hamilton Golf and Country Club. Je pleure de joie et je ris, car je ne croyais pas que ça pouvait être possible.

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«Je voulais gagner ce championnat pour mon père, a ajouté celui qui est parvenu à savourer le champagne à son 45e départ sur le circuit. Il m’a tout appris sur ce jeu.»

Ayant entamé sa journée par une avance de quatre coups, une carte finale de 68 (-2) lui a permis de terminer avec une fiche de -16. Il a devancé de justesse l’Américain Ben Griffin, à -15, et le Français Victor Perez, à -14.

Meilleur Canadien

Si on attendait le Canadien Mackenzie Hughes au fil d’arrivée, c’est plutôt Conners qui l’a croisé en premier parmi les représentants de l’unifolié. Avec une carte finale de 65 (-5), non seulement s’est-il approché dangereusement des meneurs en fin de journée, mais il a percé le top 10 pour la première fois cette saison.

«Je suis fier de cette performance, a signalé celui qui égale son meilleur rendement en sol canadien. Je suis évidemment déçu de ne pas gagner le gros trophée, mais c’est un bel honneur.»

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Conners sent, depuis quelques années, que ses pairs de l’unifolié montrent de plus en plus les griffes. On rappelle que, l’an dernier, Nick Taylor avait mis fin à la disette canadienne de 69 ans en défaisant Tommy Fleetwood en prolongation.

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Départ canon, fin glaciale

Hughes avait pourtant bien démarré sa journée de travail par deux oiselets à ses trois premiers fanions, mais deux bogueys à l’aller ont tué son rythme. Les deux autres sur le retour l’ont fait reculer au septième rang. Il a finalement remis une carte de 70 (É).

«Je suis vidé. Je voulais tellement gagner ce tournoi. Celle-là va pincer pour un bon moment, a exprimé celui qui a grandi à proximité du parcours. J’étais parti du bon pied, mais je ne sentais pas que j’étais en possession de tous mes moyens.

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«J’étais incapable d’arriver dans ma zone de confort, a-t-il enchaîné, évoquant ce moment où il s’est rapidement retrouvé nez à nez avec le meneur MacIntyre. C’est décevant de terminer de cette façon. J’avais une chance de gagner sur ce dernier neuf de retour et je n’ai rien pu faire. Je suis très déçu.»

Rory rugit

Tandis qu’il accusait sept coups de retard sur son compatriote européen en début de journée, Rory McIlroy s’est rapidement mis au travail par quatre oiselets à l’aller, dont trois de suite. Il en a ajouté deux autres au retour, sans bavure, pour signer une carte de 64 (-6). Ce ne fut toutefois pas suffisant.

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«Selon le jeu de Robert, je voulais plonger autour de -14 afin de me donner une chance de gagner s’il ne parvenait pas à jouer sous la normale, a expliqué le champion des éditions 2019 et 2022, qui a terminé au quatrième rang à égalité avec Tom Kim. Je ne voulais pas que ce trophée lui soit donné. Je voulais qu’il le mérite.»

Amoureux du Canada, le Nord-Irlandais compte bien être présent, l'an prochain, sur les allées du TPC Toronto at Osprey Valley.

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