Trois-Rivières: l’école Marie-Leneuf aux prises avec une éclosion de COVID-19
Amélie Simard-Blouin | TVA Nouvelles
Partager
Depuis mercredi, l'école Marie-Leneuf à Trois-Rivières est contrainte de fermer ses portes. L'éclosion de COVID-19 qui est en cours commence même à avoir des répercussions qui vont bien au-delà des murs de l'établissement scolaire.
• À lire aussi: COVID-19: vers un Noël moins restrictif cette année?
• À lire aussi: Le spectacle «Vive nos divas» enfin présenté à Trois-Rivières l'été prochain
Mardi, le CIUSSS-MCQ a mené un dépistage massif des élèves, après avoir enregistré quatre cas durant la semaine précédente. Près de 60 % des jeunes ont été soumis au test de dépistage.
Depuis, le nombre d'infections a doublé. Jusqu'à présent, huit cas sont enregistrés, mais le bilan pourrait s'alourdir.
Plusieurs des élèves de quatre à 21 ans de l'établissement ne sont pas contraints à porter le masque puisqu'ils vivent avec un handicap physique, un trouble du spectre de l'autisme ou une déficience intellectuelle.
«On n'a pas dépisté l'ensemble des élèves, donc c'est possible qu'il y ait des élèves qui soient infectés qu'on n'a pas identifié ou d'autres qui sont en incubation qui vont développer la maladie», a précisé la directrice de la santé publique au CIUSSS-MCQ, Dre Marie-Josée Godi.
L'éclosion met aussi en danger des maisons de répit. C'est le cas de Chambre en Ville, à Trois-Rivières, qui accueille des jeunes de Marie-Leneuf. L'un de ceux-ci a été testé positif au virus et un autre a fréquenté l'école le lundi 1er novembre, a confirmé une colocataire, Michelle Manseau.
Par précaution, les sept résidents permanents de Chambre en Ville ont été conduits à la clinique de dépistage de Trois-Rivières, accompagnés de Mme Manseau.
Dre Godi confirme que toutes les personnes en contact avec les élèves sont jugées comme étant à risque modéré puisque le masque n'est pas porté systématiquement.
À bout de souffle
Ce n'est pas la première fois que l'école ferme ses portes depuis le début de l'année scolaire et de plus en plus de parents ont de la difficulté à s'adapter.
Cynthia Légaré, mère d'un élève, voit les effets de cette nouvelle fermeture dans son couple.
«Ça finit par se lancer la balle à savoir qui va rester avec l'enfant et qui va manquer soit ses études ou son travail.»
La banque de jours de congé au travail est vide. Trouver une gardienne n'est pas non plus tâche facile. Le couple doit s'assurer que la personne sera à l'aise avec la condition particulière de leur enfant, mais qu'eux aussi seront confortables à le confier à cette personne.
C'est aussi la vie des jeunes qui est complètement chamboulée. Cynthia Légaré explique qu'une routine est importante pour son jeune, qui a déjà manqué près de 35 jours d'école depuis la rentrée.
Rappelons qu'un incendie, au mois de septembre, avait également forcé la fermeture de l'établissement.
«Il ne comprend pas trop. Je vais à l'école une ou deux journées, je reste deux semaines à la maison, je repars à l'école.» Des changements perturbants et anxiogènes pour son jeune.
L'école pourra rouvrir ses portes le lundi 15 novembre.