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L’écœurantite aiguë des Québécois et de Marc-Antoine Dequoy

Photo portrait de Elsie Lefebvre

Elsie Lefebvre

2023-11-21T20:30:00Z

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Après une semaine de tristesse à fredonner les chansons des Cowboys Fringants comme autant d’hymnes rendant hommage au chanteur Karl Tremblay, ce sont les sous-estimés Alouettes de Montréal qui nous ont sortis de notre chagrin. 

Déjà que le match fut électrisant alors que les Alouettes ont marqué un touché à 13 secondes de la fin pour ravir le match et la Coupe Grey; on était loin de s’attendre à vivre un si grand moment d’émotion et de fierté québécoise, signé Marc-André Dequoy.

  • Écoutez la chronique d'Elsie Lefebvre via QUB radio :

«Gardez-le, votre anglais!» 

Dans sa sortie tonitruante, Dequoy, galvanisé de fierté et de force grâce à la victoire, s’est vidé le cœur comme bien des Québécois le font souvent dans leur salon. Mais cette fois-ci, c’était sans ambiguïté, la tête haute et en direct à la télévision. 

«Ils n’ont jamais cru en nous, jamais. Tu regardes partout et c’est écrit en anglais! [...] Gardez-le, votre anglais! Parce qu’on va la prendre, cette coupe-là, pis on va la ramener à Montréal, on va la ramener au Québec, on va la ramener chez nous!»

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Merci, Dequoy, de t’être tenu debout 

J’ai écouté Dequoy en direct et je me suis dit: «Mais wow, bravo, merci de t’indigner et, surtout, de te tenir debout». 

Certains se sont plaints du ton de l’athlète, mais il faut mettre son propos en contexte d’une adrénaline explosive normale d’une fin de match où tout le monde hurle. 

Quoiqu’il en soit, les vidéos de Dequoy ont explosé de popularité et de soutien sur les médias sociaux.

Et c’est PSPP, encore lui, qui a bien résumé la situation dans un long message dont voici un extrait: «Je tiens donc à dire haut et fort: Marc-Antoine Dequoy n’a pas à être désolé. Sa réaction ne traduit pas une malchance passagère de la LCF, mais plutôt un mépris généralisé pour le fait français [...] Pour les grandes institutions canadiennes, notre langue est vue surtout comme un fardeau, une anomalie, et souvent pire, comme un aspect que l’on peut mépriser sans retenue.» 

Alors, merci, Marc-Antoine Dequoy, on est bien écœurés nous aussi de ce mépris canadien. 

Et si vous en doutez, allez maintenant voir la publication de Projet Équipe Nationale sur les réseaux sociaux «Speak White chez Hockey Canada», ça va vous achever! 

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