L’«écocide» dans la bande de Gaza


Léa Martin
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De plus en plus de voix se lèvent pour dénoncer le génocide palestinien, mais qu’en est-il de la destruction des ressources naturelles de la région? C’est ce que certains organismes environnementaux appellent un «écocide».
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«Les chercheurs et les organisations environnementales affirment que la destruction aura des effets considérables sur les écosystèmes et la biodiversité de Gaza, peut-on lire dans le média britannique The Guardian. L'ampleur et l'impact potentiel à long terme de ces dégâts ont conduit à demander qu'ils soient considérés comme un “écocide” et fassent l'objet d'une enquête sur un éventuel crime de guerre».
Aujourd’hui, plus de 46% des terres agricoles ont été endommagées selon le Directeur général adjoint de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, Maurizio Martina.
L’organisme rapportait également que plus d'un quart des puits ont été détruits, ainsi que 339 hectares de serres.
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La récolte des olives et des agrumes, qui constitue une importante source de revenus là-bas, a aussi été fortement impactée.
Près de la moitié des oliviers et des arbres fruitiers de la bande de Gaza ont été endommagés ou détruits. Dans le nord de la bande de Gaza, les pertes représentent près de 71 % des récoltes, rapporte un expert dans le Washington Post.
Le tableau n’est pas plus reluisant pour les ressources d’eau ou encore l’état de l’air avec toutes les particules fines liées aux bombardements.
100 000 mètres cubes d'eaux usées sont déversés chaque jour sur le territoire ou dans la mer Méditerranée à cause des infrastructures endommagées, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement.
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La reconnaissance de l’«écocide»
L’écocide n’est pas reconnu comme un crime partout dans le monde. L’Union européenne le reconnaît alors que le terme vient d’être inscrit au droit européen en début d’année.
Elle est la première instance internationale à reconnaître ce crime, mais certains pays l’avaient déjà reconnu, comme le Vietnam qui a ajouté l’écocide à son code pénal en 1990.
Il le définit comme « un crime contre l'humanité commis par destruction de l'environnement naturel, en temps de paix comme en temps de guerre », indique le site du Sénat français.
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«Les individus coupables de crimes environnementaux causant la mort d’une personne pourront être condamnés à des peines de prison allant jusqu’à dix ans, huit ans pour les “infractions qualifiées” équivalentes à un écocide, et cinq ans pour les autres», peut-on lire sur le site d’information sur Toute l’Europe.
Les coupables devront également réparer les dommages causés à l’environnement. «Les entreprises, elles, seront sous la menace d’amendes pouvant atteindre 5 % de leur chiffre d’affaires mondial annuel ou 40 millions d’euros», peut-on lire sur le site.