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Le vrai plan à Ottawa, c'est Patrick Roy

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2024-01-18T23:20:19Z

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Patrick Roy est de retour dans les manchettes. Le membre du Temple de la renommée investit en France dans le région de Bordeaux...

Il devient partenaire avec son ami Jacques Tanguay et Jean Bédard d’une équipe de la ligue Magnus, premier circuit français de hockey. Il fera partie de l’aventure de Jean Bédard à la conquête de la France, 40 ans après l’inauguration de la première Cage aux Sports, devenue depuis la Cage - Brasserie sportive...

Le succès en affaires de Jean Bédard est indéniable et reconnu. Il a mérité d’être honoré. Celui de Jacques Tanguay l’est tout autant.

On ajoute les succès de Patrick devant le filet et derrière le banc et on a là un premier trio pour gagner n’importe quel championnat face à n’importe qui. 

Une fois que j’ai dit tout ça... que se passe-t-il avec Patrick? En fait, pas tant avec Patrick, qui profite très bien de sa vie d’homme libre et qui ne fait plus d’autobus à travers le Québec et les provinces de l’atlantique... mais que se passe-t-il avec les hommes de hockey décideurs de la Ligue nationale?

Il y a eu beaucoup de mouvement de personnel depuis le début de la saison dans la Ligue nationale. Des entraîneurs-chefs ont perdu leur emploi et on n’a pas l’impression que Patrick est venu proche de se retrouver derrière le banc d’une équipe du circuit Bettman.

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Des informations émanant de Québec laissaient entendre que Patrick avait refusé deux offres afin de diriger à nouveau dans la LNH, essentiellement parce que les deux provenaient d’équipes de l’association de l’Ouest. 

Si ça s’avère, c’est louable. Patrick a beaucoup donné en matière d'Air Miles, mais aussi en trajets d’autobus. Il est de son plein droit de refuser de se retrouver dans un marché où l’équipe change de fuseau horaire en moyenne trois fois par semaine durant toute la saison.

Patrick Roy a le luxe de choisir, même si nous, de l’extérieur, on se dit qu’il est barré dans la Ligue nationale. Les décideurs ne sont pas imbéciles, même si, quelques fois, les actions qu’ils posent nous portent à le croire. 

Est-ce que Patrick Roy est un actif potentiel pour la Ligue nationale? La réponse est oui!

Est-ce que cet actif est en valeur ajoutée, en fonction du marché dans lequel il revient dans le circuit? La réponse est encore oui!

Alors... que se passe-t-il donc dans l’organisation des adversaires du Canadien ce soir, les Sénateurs d’Ottawa? Comment Michael Andlauer, homme d’affaires crédible, sensé, pondéré, averti et prospère, peut ignorer une candidature comme celle de Patrick Roy?

Ça n’a dans ma tête aucun sens. Aucun dirigeant bien de son temps, solide et crédible ne se passerait dans le marché d’Ottawa d’un Patrick Roy...

T’as un nouvel édifice à bâtir, tu vas devoir le remplir, t’as un contingent de jeunes talents exceptionnels sur la glace, il te manque un candidat populaire, solide et compétent, un «stud» qui va prendre toute la chaleur, qui va tenir le haut de ton affiche tout en donnant de la noblesse à ton équipe sur la glace. 

Il te manque Patrick Roy! Et je refuse de croire que Patrick n’est pas au sommet de la liste de Michael Andlauer actuellement. 

Andlauer a nommé son ami Steve Staios directeur général. Les deux font la paire. Ils ont emmené Jacques Martin dans l’équation. Il préparait le départ de D.J. Smith derrière le banc. 

Jacques, son immense bagage, sa passion et son intégrité servent l’hiatus dans lequel se trouvent actuellement les Sénateurs...

Mais rien de tout ça ne peut être considéré comme le vrai plan. Je pense sincèrement que le vrai plan à Ottawa, c’est Patrick Roy !

Je suis juste déçu qu’on ne l’ait pas mis à exécution lors du départ de Smith. Ça nous aurait offert une excitation exponentielle en vue du match de ce soir contre Martin Saint-Louis et le Canadien. 

Mais ce jour viendra, j’en suis convaincu. C’est peut-être un vœu pieux, un souhait de rêveur, mais je ne boude pas mon plaisir. 

Pour l’instant, en fait, il n’y a que les dirigeants des Sénateurs qui boudent leur plaisir. Hélas, ça retarde et gâche celui de leurs fidèles partisans!

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