On avait vu Justin Trudeau et Katy Perry dans de multiples circonstances : voyages, vacances, conférences internationales. Mais les deux nouveaux amoureux n’avaient pas encore officiellement défilé sur le tapis rouge d’un événement.
Ce fut fait cette semaine au Festival Tribeca de New York. Ils étaient resplendissants sur le tapis rouge. En beauté et en sourires. Mais... le charme du moment a été gâché, du point de vue de plusieurs observateurs. Justin a descendu sa main trop bas ! Là où le dos perd son nom !!!
Le geste paraissait romantique, tout en douceur, plein d’affection. Comment s’en offusquer ? La réponse résonne fort : « Franchement ! Ce n’est pas digne d’un ancien premier ministre ! »
Eh oui ! J’oubliais déjà. Il y a 17 mois, le type était premier ministre du Canada.
Le débat fait rage sur les réseaux sociaux ! Vulgaire ? Vieux jeu ? Trop en amour pour réfléchir ? Emporté par la passion ? Geste volontaire pour provoquer et faire parler ?
Son biographe l’a expliqué. Justin Trudeau vivrait une espèce de crise de la cinquantaine. Il retrouve sa liberté avec un brin de folie, et contrairement à d’autres, cela lui arrive publiquement.
Ancien premier ministre
On se demande si ce comportement est à la hauteur d’un ancien premier ministre. Je vais retourner la question complètement. Aurait-il vraiment dû être premier ministre ?
Puisqu’on vit en démocratie, je ne peux remettre en question le choix des électeurs. Néanmoins, depuis le jour 1 de Justin Trudeau au pouvoir jusqu’à aujourd’hui, je me pose une série de questions.
Avait-il la préparation et les aptitudes pour occuper une telle fonction ? Aurait-il eu la moindre chance sans le nom et l’aura de son père ? Autre question plus épineuse encore : était-il vraiment intéressé au quotidien par l’administration fastidieuse des affaires de l’État ?
Peut-être à tort, je l’imagine mal traîner à la maison des piles de rapports ennuyeux en vue de prendre la meilleure décision. Je doute qu’il ait passé des soirées à ressasser les colonnes de chiffres des budgets.
Dans un livre inquiétant, un ancien chef de cabinet aux affaires étrangères décrit un gars qui arrivait mal préparé dans les rencontres internationales, sans avoir lu les notes de breffage. Surtout un gars obsédé par le fait de prendre des selfies et de participer aux mondanités.
L’ancien premier ministre de l’Australie raconte dans sa biographie que Justin Trudeau présentait en priorité à ses homologues... ses chaussettes de Star Wars.
Jet-set internationale
Voici mon opinion. Justin Trudeau a toujours rêvé de faire partie de la jet-set internationale. C’est ainsi qu’il a « joué son rôle » politique et non en administrant rigoureusement les affaires du Canada.
Aujourd’hui, il en fait partie et se comporte en jet-setter. C’est ça que vous avez vu sur le tapis rouge. Le vrai Justin Trudeau. Il vit sa vie et n’a pas à en répondre.
Les réelles questions s’adressent à ceux qui ont voté pour lui.

