Le volleyball est une histoire de famille chez Amélie Rotar qui marche dans les traces de son père qui a connu une belle carrière internationale.
La réceptionneuse-attaquante de l’équipe de France est tombée dans la marmite du volleyball très jeune.
« Dans la famille, le volleyball est une religion, illustre Rotar. Ça coule dans nos gènes. Mon père a connu une belle carrière, ma mère a aussi joué chez les pros, mon frère est sur le circuit de volleyball de plage et mon grand-père a été président d’un club. »

Pour vivre son rêve, Rotar a quitté la résidence familiale dès l’âge de 12 ans pour joindre les rangs du club du Pays d’Aix Venelles. Un peu naïve quant aux répercussions de se retrouver loin de sa famille dans un milieu où elle ne connaissait personne, la réceptionneuse-attaquante de 25 ans n’éprouve aucun regret. Sept ans plus tard, elle signait son premier contrat professionnel avec le même club.
« Il y a eu des pleurs et ce n’était pas évident, mais c’est la raison pour laquelle je suis en équipe de France actuellement et que je participe à des parties comme ça. Il y a eu des sacrifices, mais du positif aussi. Si j’étais restée à la maison à ne rien faire, je ne serais pas ici. »
En quittant la maison aussi jeune, Rotar a emprunté le même chemin que son père Teodor-Dumitru Rotar.
« Comme mon père, je suis partie très tôt de la maison pour le volleyball. J’ai pris le même chemin et c’est en raison de mon papa que j’ai continué et tenu le coup tout le long. »
Ancien central de l’équipe nationale de Roumanie, le paternel a quitté pour la France pour vivre son rêve et il a rencontré son épouse. Il a joué et entraîné chez les cousins. Quant à son frère Téo, il fait partie de l’équipe de France en volleyball de plage.
Est-ce lourd de porter le nom de famille Rotar ?
« Ce n’est pas difficile. Je ressens plutôt de la fierté. Mon père a été un bon joueur, il a connu une grande carrière et je veux porter le nom de famille le mieux possible. »
Rotar a vécu des moments magiques aux Jeux olympiques de 2024 à Paris.
« Le souvenir des Jeux de Paris va rester gravé à jamais dans ma mémoire. Ce fut incroyable de participer à la plus grosse compétition alors que ma famille était dans les tribunes. J’ai eu des frissons quand j’ai entendu la première Marseillaise. Maintenant mon rêve est de me qualifier pour les Jeux de Los Angeles avec mon frère. »
Si l’équipe masculine vole la vedette en France depuis plusieurs années ayant notamment remporté l’or olympique à Tokyo en 2021 et à Paris trois ans plus tard, les femmes commencent à peine à connaître du succès sur la scène internationale.
« Après un très bon été l’an dernier, nous sommes sur la bonne voie, mais il ne faut pas s’exciter. On recommence à zéro cet été. »

