Tous les résultats
Publicité

Le visa à 100 000 dollars de Donald Trump attaqué en justice

AFP

2025-10-04T02:24:33Z

Partager

Le décret de Donald Trump imposant 100 000 dollars de frais pour un visa prisé du riche secteur des technologies a été attaqué en justice vendredi par une coalition d’hôpitaux, d’écoles et de syndicats qui dénoncent l’impossibilité de recruter des médecins et des enseignants étrangers à ce prix.

• À lire aussi: Le visage de Trump bientôt sur des pièces de monnaie

• À lire aussi: Le Hamas se dit prêt à libérer les otages, Trump appelle Israël à cesser de bombarder

• À lire aussi: Nouvelle frappe américaine: quatre morts dans une opération contre un navire de trafiquants présumés, annonce le Pentagone

L’assignation, déposée devant le tribunal fédéral de San Francisco, dénonce ce décret comme «inconstitutionnel et illégal», écrivent dans un communiqué les plaignants.

Parmi eux se trouvent le réseau de recrutement infirmier «Global Nurse Force», le syndicat de l’automobile et de l’aérospatiale UAW international, l’association américaine des professeurs d’université (AAUP) et plusieurs organisations religieuses protestantes, entre autres.

Ils attaquent le décret signé le 19 septembre par le président américain qui impose des frais de 100 000 dollars par demande aux entreprises qui recrutent des employés via le visa H-1B, accusé d’être utilisé par les riches géants de la tech pour recruter des talents à l’étranger plutôt qu’aux États-Unis.

Publicité

Selon la plainte, les conditions de ce visa auraient dû être révisées par le Congrès et non par un décret présidentiel qui «heurte la communauté nationale» en mettant en péril le recrutement au sein d’hôpitaux et d’écoles rurales ainsi que de certains ONG et centres de recherches caritatifs peu lucratifs.

Le visa H-1B a été créé pour permettre aux employeurs de parrainer des travailleurs étrangers très spécialisés – scientifiques, médecins, ingénieurs, enseignants, pasteurs – et dont les qualifications sont peu répandues aux États-Unis. Ce visa, initialement d’une durée de trois ans, peut être prolongé jusqu’à six ans.

Le décret préoccupe également les écoles françaises aux États-Unis, qui y ont aussi largement recours pour recruter des enseignants francophones.

Les États-Unis délivrent 85 000 visas H-1B par an selon un système de loterie et l’Inde représente les trois quarts des bénéficiaires.

Sundar Pichai, le patron de Google, ou Satya Nadella, celui de Microsoft, ainsi qu’Elon Musk, sont arrivés aux États-Unis grâce au visa H-1B.

Environ «60% des principales jeunes pousses dans l’intelligence artificielle aux États-Unis ont été fondées par des immigrants», «ce qui n’aurait pas été possible sans le programme H1-B», a déclaré Jeremy Neufeld, expert des politiques migratoires au centre de recherche Institute for progress, interrogé dans le balado Hard Fork.

Publicité
Publicité