Coupe Stanley 2024: le vent a complètement viré de bord
Les Oilers prennent le contrôle de la finale même s’ils tirent de l’arrière 3 à 2


Dave Lévesque
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SUNRISE | Il y a une semaine, on pensait que la finale de la Coupe Stanley était presque terminée, mais voilà que les choses ont complètement changé.
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Menés par un Connor McDavid impérial, les Oilers retournent à Edmonton pour un sixième match, eux qui viennent de remporter deux victoires de suite après avoir tiré de l’arrière 0-3.
Ils sont devenus la première équipe à remporter un cinquième match à l’étranger après avoir tiré de l’arrière 0-3 en finale de la Coupe Stanley et font partie d’un groupe de quatre formations seulement à avoir forcé la présentation d’une sixième partie après avoir perdu les trois premiers matchs de la finale.
Ce retour, on en parlera encore dans 20 ans même si les Oilers ne parviennent pas à réaliser l’exploit de remporter la série. Il se passe quelque chose en ce moment et l’histoire qu’écrivent les Oilers est hypnotisante. Et les Panthers semblent impuissants devant cette machine qui s’est mise en marche.
Légendaire
Limité à une passe lors des deux premiers matchs en Floride, Connor McDavid est impressionnant depuis trois rencontres et il fait tout pour trouver sa place dans la légende.
Il vient de coller deux performances consécutives de quatre points et en totalise dix en trois matchs. Un seul autre joueur a fait ça en finale. Vous l’aurez deviné, c’est Wayne Gretzky.
Avec au maximum deux matchs à jouer, peu importe comment cette série va se terminer, le trophée Conn-Smythe doit aller à McDavid, car son jeu inspirant lui permet de traîner son équipe sur ses épaules. Sans lui, on serait déjà en train de parler du repêchage qui aura lieu dans une semaine à Vegas.
C’est impressionnant à quel point le centre ontarien parvient à être meilleur quand la situation le commande. Il traîne son équipe sur ses épaules et il inspire ses coéquipiers. C’est ce que tente de faire Matthew Tkachuk chez les Panthers, mais ça ne fonctionne pas aussi bien.
Émotions
Si les Oilers sont en train d’orchestrer un formidable retour, c’est parce qu’ils ont continué de bien jouer malgré les résultats qui ne venaient pas au début de la série. Parce qu’au-delà des trois défaites, ils ont bien joué dans l’ensemble. Ils manquaient surtout de chance, voire de finition autour du filet de Sergei Bobrovsky, qui a peut-être mieux paru qu’il aurait dû.
Ils sont restés calmes et, comme l’a toujours mentionné l’entraîneur-chef Kris Knoblauch, ils ne se sont pas laissé perturber par les éléments extérieurs.
Les Panthers ont beau tout faire pour tenter de les déranger en distribuant de nombreuses mises en échec, en allant brasser Bobrovsky ou en étant intenses dans leur échec avant, les Oilers ne bronchent pas.
Les Albertains sont en train de gagner la bataille des émotions qui s’avère cruciale en finale. Et ça sera encore plus vrai vendredi soir dans un Rogers Place chauffé à blanc.
Méconnaissables
Chez les Panthers, autant Sergei Bobrovsky a été impressionnant lors des trois premiers matchs, autant la muraille s’est fissurée lors des deux défaites qu’ils viennent de subir.
Le gardien floridien, qui donnait l’impression de marcher sur les eaux, a accordé neuf buts en quatre périodes aux Oilers puisqu’il a été retiré de la quatrième partie en début de deuxième période. Très croyant, Bobrovsky a mentionné que Dieu était à ses côtés après sa première victoire. Mais on dirait que le Tout-Puissant est maintenant à court de miracles.
Pour être plus précis, il a accordé 9 buts sur 39 tirs dans ces deux rencontres. On est bien loin de ses exploits de la semaine dernière.
Et Sam Bennett, qui a aussi amorcé la finale en lion, commence à avoir moins d’essence dans le réservoir. Il dérange encore les Oilers, mais a été nettement moins efficace mardi soir. Il y a de quoi s’inquiéter.
De fait, les Panthers doivent certainement commencer à être nerveux parce que même si les Oilers ne sont encore qu’à mi-chemin, ils montrent des signes très encourageants pour la suite des choses. Et ça, les Panthers doivent en avoir peur.