Encore blanchi par les Canes
Le Canadien s’incline 4 à 0 à Raleigh


Jonathan Bernier
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RALEIGH | Les joueurs du Canadien ont beau être animés des meilleures intentions du monde, depuis l’arrivée de Martin St-Louis, on ne peut leur reprocher leur manque de combativité. Sauf qu’il faut quand même se rendre à l’évidence: face aux puissances de la LNH, ils ne sont pas de taille.
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La visite du Tricolore, jeudi soir au PNC Arena, l’a démontré. Défait au compte de 4 à 0, le Canadien n’a jamais été dans le coup, sauf en troisième période où les locaux ont levé le pied.
Les Hurricanes auront blanchi le Tricolore dans deux des trois confrontations de la saison, ne lui accordant qu’un seul but.
Cette fois, c’est Frederik Andersen, auteur de 32 arrêts, qui a été crédité du jeu blanc.

L’écart respectable du résultat tend pourtant à démontrer une lutte somme toute serrée, mais quiconque a regardé le match comprend que c’est le brio de Jake Allen qui a empêché les Montréalais d’être emportés par les Hurricanes.
« C’est une équipe qui est agressive partout sur la patinoire. On n’était pas capable d’exécuter comme on le voulait. On n’avait pas beaucoup de temps pour réagir en sorties de zone. »
Le Néo-Brunswickois a été bombardé de tous les angles. Au moment de retraiter au vestiaire à la fin du match, il avait fait face à 43 lancers, dont 42 dans les 40 premières minutes.
Sebastian Aho, Andreï Svechnikov et Teuvo Teravainen sont parvenus à la déjouer.
Allen en furie

Allen était tellement partout devant son filet qu’il a même été au centre d’un jeu controversé lorsque l’arbitre Frédérick L’Écuyer lui a décerné une punition pour avoir retardé le jeu. Le gardien du Canadien venait alors de lancer son masque pour indiquer aux officiels que l’une des attaches de celui-ci s’était détachée.
« J’étais tellement en furie qu’il n’était pas question que les Hurricanes marquent sur cet avantage numérique », a confié Allen après le match.
Le Canadien a alors dû se défendre à cinq contre trois pendant 54 secondes puisque Nick Suzuki se trouvait déjà au cachot en raison d’un double-échec asséné à Martin Necas.
D’ailleurs, on ignore quelle mouche avait piqué le numéro 14 du Canadien, mais il a joué des épaules à quelques occasions. Sur la même présence, il a rudoyé Aho et Jaccob Slavin.

« Je n’étais pas satisfait de ma première période, alors j’ai décidé de m’impliquer un peu plus physiquement, a-t-il expliqué. Je voulais donner un élan à mon match et à celui de l’équipe. »
Dernier arrêt
En troisième période, confortablement en avance, les locaux se sont contentés de se défendre. Ils ont également fait preuve d’indiscipline en écopant de trois punitions, ce qui a permis au Tricolore de bourdonner un peu en zone offensive.
Courage, il ne reste qu’un match à ce périlleux voyage de quatre rencontres au cours duquel il n’a récolté qu’un point. Encore une fois, le défi sera de taille face au Lightning, double champion de la coupe Stanley.
ce qu’on a remarqué...
Domination complète
La domination des Hurricanes fut telle que, selon le site naturalstattrick, ils ont passé 66 % du match en territoire du Canadien. Jake Allen pouvait bien avoir déjà fait face à 42 lancers après deux périodes.
Aho rejoint Jeff O’Neill
En ouvrant la marque, Sebastian Aho a inscrit le 176e but de sa carrière. Il a égalé Jeff O’Neill au 3e rang des buteurs de l’histoire des Hurricanes (ça n’inclut pas les Whalers). Ce sont 176 de plus que durant son passage avec le Canadien. Ce but permettait au Finlandais d’inscrire au moins un point dans un cinquième match de suite.
Permutation en défense
Les défenseurs du Canadien en ont eu plein les patins toute la soirée. Martin St-Louis a cru bon jongler avec ses combinaisons. David Savard et Alexander Romanov ont été séparés à quelques occasions, le premier évoluant avec Corey Schueneman, alors que le second s’est retrouvé avec Chris Wideman.
Tyler Pitlick sur le banc
En matinée, St-Louis avait affirmé vouloir profiter du retour au jeu de Tyler Pitlick pour mieux saisir ce qu’il sera en mesure d’offrir à l’équipe. L’échantillon fut probablement encore insuffisant puisque Pitlick n’a joué que pendant 9 min 38 s. D’ailleurs, aucun joueur de cette unité – Laurent Dauphin (9 min 14 s) et Jesse Ylönen (10 min 31 s) – n’a franchi le plateau de 11 minutes de jeu.
(Teravainen, DeAngelo)AN-3:48
2-Car: Andrei Svechnikov (26)
(Slavin, Domi)19:48
(Aho, DeAngelo)3:43
(Slavin)FD-18:15