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Le travail des Islanders a finalement été récompensé

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-04-28T04:05:00Z

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ELMONT | Ce qu’il y a de cruel avec la résilience, celle qu’elle n’est pas toujours suivie du résultat qui devrait l’accompagner. Les Islanders peuvent en témoigner. 

Après avoir disputé deux bons matchs et demi sur trois, ils faisaient tout de même face à l’élimination, samedi après-midi, face aux Hurricanes de la Caroline.

Comme il y a un peu de justice en ce bas monde, le travail de la troupe de Patrick Roy a finalement été récompensé. Dominante pendant une grande portion de cette quatrième rencontre, elle a fini par l’emporter 3 à 2, grâce à un but de Mathew Barzal, inscrit dans les premiers instants de la deuxième période de prolongation.

Il s’agissait de son deuxième de la rencontre, une subtile déviation sur un lancer de Robert Bortuzzo.

«J’ai eu un rebond chanceux, a modestement indiqué Barzal. Bo [Horvat] a fait tout un travail en échec-avant et Bob [Bortuzzo] a décoché un excellent lancer. Il a trouvé une ligne de tir et a envoyé la rondelle où il y avait de la circulation.»

Les Islanders sont donc assurés de survivre jusqu’à mardi, à Raleigh, là où sera disputée la cinquième rencontre de cette série.

Difficile mentalement 

Il y a encore énormément de chemin à faire avant de parvenir à complètement renverser la vapeur. Mais les joueurs des Islanders auraient pu abandonner à bien des occasions.

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En troisième période, par exemple, alors qu’ils ont failli se faire jouer le même tour que lors de la deuxième confrontation. À l’image de cette rencontre, les Newyorkais ont vu les Hurricanes niveler la marque avec moins de six minutes à jouer au troisième engagement. Au moins, cette fois, il ne s’agissait pas d’une avance de trois buts.

N’empêche qu’à certains moments, lorsque le destin semble vous mettre constamment des bâtons dans les roues, croire que cette fameuse résilience va finir par rapporter, ça doit être plus difficile.

«C’est certain que ça nous passe dans la tête, a convenu Jean-Gabriel Pageau, en répondant à la question du Journal de Montréal. Mais on a toujours cru en nos moyens.»

«On s’est toujours dit que si on était pour tomber, on allait le faire en s’élançant. Pas en se faisant retirer sur trois prises avec le bâton sur l’épaule, a-t-il continué du même souffle. Je suis fier de notre équipe, de chaque gars. On a continué de croire en nos chances. On a pris un match à la fois, même si on n’a pas eu le résultat qu’on voulait chaque fois.»

Des sourires contagieux 

Aborder les matchs à la fois, ça prend une volonté de fer lorsqu’on tire de l’arrière 0-3 dans une série et qu’on sait que seulement quatre formations dans toute l’histoire de la LNH sont parvenues à tourner la situation suffisamment pour remporter la série en sept rencontres.

Au moins, chez les Islanders, on se dit qu’on a une étape de faite et qu’on a maintenant une certaine erre d’aller.

«Voir des sourires dans le vestiaire, c’est contagieux. Ça nous donne un boost de confiance», a soutenu Pageau.

Encore plus dans une victoire acquise en deuxième période de prolongation où la majorité des joueurs ont passé plus de 20 minutes sur la glace (Alexander Romanov, Noah Dobson et Ryan Puloch ont même été utilisés plus de 30 minutes).

L’intervalle de deux jours avant le prochain match sera bienvenu.

«Après un match comme celui-là, les jambes sont un peu lourdes. On va reprendre notre énergie. On va prendre la journée de repos», a déclaré Pageau, avant de prendre la direction des douches.

Parions qu’elle a été bonne.

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