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Le top 10 de Martin St-Louis en 2024: moins coloré, mais plus direct

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-12-30T05:00:00Z

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Lors de ses deux premières années à la barre du Canadien, Martin St-Louis nous a habitués à des envolées lyriques métaphoriques. Or, le ton a quelque peu changé au fil des derniers mois. L’entraîneur-chef du Canadien s’est montré moins coloré et un peu plus direct au cours des derniers mois. Est-ce en raison des attentes plus élevées à l’endroit de l’équipe? Possible. Cette nouvelle réalité ne nous a pas empêché de recenser ses 10 citations les plus marquantes de 2024.

10. Pas juste la crasse (23 novembre)

On croyait le Canadien remis en selle après une séquence de trois victoires en quatre matchs. Mais un revers de 6 à 2 contre Vegas ramène tout le monde à la réalité. Au grand déplaisir des spectateurs qui se mettent à huer leurs favoris. Et ça ne vient pas seulement de la crasse du niveau 300 comme l’avait déjà laissé entendre Rolland Melanson.

«Les huées, on les méritait.»

9. À rayer du calendrier (29 octobre)

Pour la grande majorité des travailleurs, le lundi est la journée la plus détestée de la semaine. Pour les joueurs du Canadien, on peut se demander si ce n’est pas le mardi. Après la dégelée de 7 à 2 subie aux mains des Rangers la semaine précédente, le Tricolore encaisse une autre défaite, cette fois au compte de 8 à 2, devant le Kraken.

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«On a de la misère avec les mardis.»

8. Bon dernier (10 novembre)

En ce dimanche de novembre, on est bien loin du modeste objectif fixé lors du tournoi de golf de l’équipe. La veille, contre les Maple Leafs, le Tricolore a vu sa séquence sans victoire s’étirer à six matchs. Il y a maintenant 31 équipes devant lui au classement général. St-Louis tient à préciser que la déception est palpable également au sein de l’équipe.

«On connaît notre rang au classement.»

7. Furie subtile contre les arbitres (30 novembre)

Dans les couloirs du Madison Square Garden, St-Louis en a gros sur la conscience après la défaite crève-cœur que son équipe vient de subir en accordant un but dans la dernière minute. Punition douteuse décernée à Josh Anderson. Infraction non appelée sur un geste posé à l’endroit de Joel Armia. Deux moments où les Rangers en ont profité pour marquer. Irrité par la performance des officiels, St-Louis offre la même réponse à chacune des six questions qui lui sont posées, dont aucune ne concernait les hommes rayés.

«J’ai adoré notre match, mais je ne parlerai pas des arbitres.»

6. Plus qu’une maison (30 septembre)

Après une saison décevante minée par une blessure et un séjour avec le programme d’aide aux joueurs de la Ligue nationale de hockey, Patrik Laine semble avoir retrouvé le bonheur à son arrivée à Montréal. Cette bonne humeur retrouvée du Finlandais réconforte Martin St-Louis dans l’environnement qu’il tente de créer au sein de sa formation.

«Quand tu construis une maison, elle peut être très jolie, mais est-ce que tu t’y sens chez toi? Ça en prend plus pour arriver à en faire un chez-soi. Et en voyant la façon dont Patty est arrivé ici, j’ai l’impression qu’on est en train de bâtir plus qu’une maison.»

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5. Des attentes irréalistes (16 avril)

Au moment de faire le bilan de la deuxième saison de la reconstruction, au terme du dernier match, Martin St-Louis donne un avant-goût des attentes de l’équipe pour la campagne suivante. Pour la première fois, on entend le fameux mot de trois lettres qui reviendra souvent au cours de l’année.

«Je ne serais pas surpris qu’on soit dans le mix l’an prochain.»

4. St-Louis fait la sourde oreille (25 octobre)

La saison a beau être vieille de seulement une quinzaine de jours, la marmite bouille dans la métropole. La lune de miel entre Martin St-Louis, les partisans et certains chroniqueurs semble bel et bien terminée. Plus que jamais le système de jeu de l’entraîneur-chef est critiqué. Certains commencent même à se demander s’il est l’homme de la situation. St-Louis n’en a que faire.

«Pourquoi j’écouterais les critiques de gens que je n’irais pas voir pour des conseils?»

3. La mise à jour de Gallagher (22 novembre)

Après une saison 2023-2024 qui a soulevé bien des questions à son égard, Brendan Gallagher connaît un début de campagne époustouflant. Pour qualifier ce retour en force de l’attaquant de 32 ans, on aurait tendance à parler de fontaine de Jouvence et de résurrection. Des concepts trop simples pour St-Louis, qui semble toujours au fait des dernières technologies.

«Il a amélioré son logiciel, comme un iPhone, il est passé à un autre système d’exploitation.»

2. Inspiré par Grady Little (2 novembre)

À l’approche de la fin du premier mois d’activité, le premier trio du Canadien affiche des statistiques intéressantes. Toutefois, son jeu d’ensemble n’est pas toujours convaincant. Pour commenter la situation, St-Louis paraphrase la déclaration de Grady Little, gérant des Red Sox de Boston, tiré du documentaire The Comeback.

«Les statistiques, c’est comme la fille, à la plage, avec un petit bikini. Ça ne montre pas tout.»

1. Un deux-pour-un (31 octobre et 1er novembre)

Martin St-Louis est à prendre avec des pincettes au terme du revers de 6 à 3 subi par son équipe à Washington. Surtout en raison de la troisième période, au cours de laquelle ses équipiers ont accordé trois buts en 37 secondes.

«On s’est vomis dessus. [...] On s’est mis le doigt dans la gorge. Ce n’est pas une intoxication alimentaire.»

Au lendemain de ce gênant revers, Martin St-Louis a commandé un entraînement punitif d’une trentaine de minutes. Une première depuis son arrivée en poste, le 9 février 2022. Jusque-là, il nous avait surtout habitués à le voir ménager ses joueurs en public.

«Dans la vie, tout a une date d’expiration. La patience aussi.»

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