Le terrain de jeu et la passion de Jacques Rougeau
Il revient avec une nouvelle édition de Lutte Académie


Dave Lévesque
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Jacques Rougeau a encore le feu sacré et c’est cette passion qui le fait sortir du lit le matin. Avec son enthousiasme habituel, il veut la transmettre.
C’est dans cet esprit qu’il lance une nouvelle saison de Lutte Académie, cette série de galas dont l’objectif est de trouver les meilleurs lutteurs et lutteuses émergents du Canada.
«J’ai fait le tour du Canada depuis un an, j’ai fait quasiment toutes les fédérations d’un océan à l’autre. Ça fait dix mois que je travaille là-dessus», s’exclame-t-il.
Cette année, il déplace ses soirées de lutte au Centre Leonardo Da Vinci de Saint-Léonard où il tiendra quatre galas le 28 septembre et le 26 octobre, de même que les 2 et 16 novembre.

Beaucoup de talent
Rougeau est un bon vendeur et c’est avec emphase qu’il parle de son bébé qui est né d’une idée qu’il a eue pendant la pandémie.
«Je ne m’attendais à rien, je voulais vivre ma passion. C’est autant un terrain de jeu qu’une raison de vivre pour moi.»
Il s’agit d’un projet qu’il porte à bout de bras avec l’aide de sa conjointe, Nathalie. Ils font tout eux-mêmes, de A à Z.
Selon ce qu’il a vu au cours de sa tournée du pays, le niveau ne cesse d’augmenter. C’est ce qu’il constate chez les 32 candidats retenus.
«Il y en a 28 sur 32 qui pourraient se faire engager demain matin par les grosses ligues. C’est fou, le calibre, cette année.»
Des outils
Rougeau, qui a arpenté le monde entier au cours de sa longue carrière, veut permettre aux gagnants de sortir de Lutte Académie avec du concret.
«Les quatre gagnants vont recevoir un prix de 10 000$ en argent, mais ils vont aussi aller passer une semaine au Mexique et une semaine au Japon. Ils vont aller dans des écoles de lutte, mais ils vont aussi lutter chez Big Lucha et Kyushu.
«C’est important pour les lutteurs de visiter ces deux endroits-là, c’est une façon de remplir leur coffre à outils.»
Rougeau a choisi ces deux destinations pour leurs particularités qui vont garnir les CV des vainqueurs.
«Au Japon, ils sont très durs et rigides. Dans mon temps, quand tu disais que tu étais allé au Japon et que tu avais survécu, ça voulait dire que tu avais appris quelque chose. Au Mexique, c’est l’un des seuls endroits au monde où ils font les prises de la main droite, alors tu deviens ambidextre.»
En retrait
Lors des éditions précédentes, Jacques Rougeau agissait comme juge, mais pas cette fois-ci. Il préfère être en retrait et laisser la place aux quatre juges, dont son frère Raymond.
«Je ne voulais pas être juge cette année parce que je me suis fait trop d’amis au cours de mes virées au Canada. Ce n’est pas que j’ai peur de ne pas être impartial, c’est que je ne veux pas faire de peine aux lutteurs en leur disant qu’ils sont éliminés.
«Je me laisse quand même le jugement final. Si jamais je devais trancher, je vais pouvoir le faire. Je serai dans la foule, je vais avoir le pouls du public après les combats.»