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«Le temps d'un été»: un film réconfortant

Photo fournie par Immina Films
Photo portrait de Maxime Demers

Maxime Demers

2023-07-12T23:00:00Z

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Imaginez une bande de sans-abri qui se fait offrir de quitter la misère des rues de Montréal pendant quelques semaines pour aller prendre des vacances bien méritées dans le Bas-du-Fleuve. C’est sur cette idée originale et fort séduisante que s’appuie le nouveau film de Louise Archambault, Le temps d’un été, une comédie dramatique empreinte d’espoir et de tendresse.

Aumônier de rue et curé de paroisse depuis plus de 25 ans à Montréal, Marc Côté (Patrice Robitaille) a passé une grande partie de sa vie à venir en aide aux pauvres et itinérants de son quartier, au point d’en héberger plusieurs dans son église. 

Mais Marc est épuisé. Il n’arrive plus à payer les comptes et encore moins les coûteux travaux d’entretien et de restauration de son église. Or, alors qu’il semblait prêt à se résoudre à fermer son église, Marc reçoit un cadeau du ciel: un ancien employeur de son père lui a légué sa grande maison de campagne dans le Bas-du-Fleuve, la région où il a grandi. Pour se changer les idées, Marc décidera d’y emmener un petit groupe de sans-abri qui, tout comme lui, ont grand besoin de vacances. Leur arrivée dérangera toutefois certains habitants de la petite communauté du Bas-du-Fleuve.

Acteurs chevronnés

La scénariste Marie Vien (Arlette, La passion d’Augustine) s’est basée sur ses années de bénévolat à la Maison du Père (un organisme qui vient en aide aux personnes en situation d’itinérance) pour brosser le portrait de cette bande de sans-abri. Si certains personnages auraient mérité d’être mieux développés, ils sont en revanche magnifiquement interprétés par des acteurs chevronnés. On pense notamment à Guy Nadon, formidable dans la peau d’un ex-avocat devenu itinérant, ou à Martin Dubreuil, émouvant sous les traits d’un ancien militaire en choc post-traumatique. 

Ayant déjà mis en scène plusieurs personnages marginaux dans ses films précédents (dont Gabrielle et Il pleuvait des oiseaux), la réalisatrice Louise Archambault a trouvé le bon équilibre entre le drame et la comédie pour traiter ces sujets brûlants d’actualité (dont l’itinérance et l’acceptation de l’autre) avec la sensibilité et l’humanisme qu’on lui connaît. Elle a aussi réussi à bien mettre en valeur les paysages sublimes de la région du Bas-du-Fleuve pour offrir un film réconfortant qui sent l’été. 

Note: 3,5 sur 5.

Le temps d’un été, un film de Louise Archambault avec Patrice Robitaille, Élise Guilbault, Sébastien Ricard et Guy Nadon.

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