Le syndicat des Métallos tarde à appuyer Marilène Gill
Alexandre Cantin | TVA Nouvelles
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La candidate bloquiste et députée sortante dans Manicouagan, Marilène Gill, a fait état lundi de ses engagements par rapport aux infrastructures routières. Mais il lui manque un appui de taille: le syndicat des Métallos, qui n’a pas encore décidé s’il allait appuyer
Très présent et influent sur la Côte-Nord où il compte des milliers de membre, le syndicat des Métallos n’a pas encore offert son appui au Bloc Québécois comme il l’avait fait à lors de la précédente élection.
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En 2019, des représentants syndicaux avaient clairement signifié leur allégeance au bloc en conférence de presse en compagnie de la candidate sortante, Marilène Gill et de son chef Yves-François Blanchet.
Le syndicat des Métallos consulte ses membres et fera savoir plus tard, s’il se range à nouveau publiquement derrière Marilène Gill.
Cette dernière espère obtenir leur appui, surtout qu’elle a travaillé en étroite collaboration avec ce syndicat pour le dépôt de son projet de loi visant à protéger les régimes de retraite des travailleurs en cas de faillites d’entreprises.
Est-ce que l’absence de cet appui à ce moment de la campagne pourrait avoir une influence sur les électeurs?
«J’espère que chaque travailleur sait à quel endroit je loge et quel parti défend les droits des travailleurs. Je ne pourrais pas dire, c’est pas quelque chose qu’on mesure. Mais en même temps, on trouve très important d’avoir des appuis aussi symboliques que ceux-là» , a commenté la candidate
Marilène Gill a présenté 5 mesures autour du thème du désenclavement du territoire. Elle propose un crédit d’impôt par attirer les jeunes et a pris des engagements à propos des services postaux. Au sujet du thème incontournable des infrastructures routières et du désenclavement de la Côte-Nord, elle souhaite organiser un grand forum réunissant des centaines d’acteurs sociaux-économiques. Il s’agit d’une précédente promesse électorale qu’elle n’a pas pu réaliser à cause de la pandémie de COVID-19.
«C’est immense le désenclavement de la Côte-Nord. On veut avoir cette visibilité pour que les gens connaissent ce projet qu’on a ici chez nous et qui est méconnu. Il y a 20 ans, la question du pont (NDLR: sur le Saguenay) était en opposition avec celle de la route 138 ou de la route 389. Mais là on voit que l’ensemble de la population travaille de concert.»
Les infrastructures routières, thème central du PCC
Le sujet des infrastructures routières a été présenté comme une des priorités du candidat conservateur Rodrigue Vigneault. Il croit que le fédéral doit accélérer les travaux de prolongement de la route 138. Il s’engage à faire les démarches pour la reconnaissance du principal lien terrestre de la Côte-Nord comme route nationale. Cale faciliterait selon lui le financement du projet du prolongement et celui du pont sur le Saguenay.
«La reconnaissance d’une route nationale par le fédéral ferait qu’il serait plus facile d’être capable d’y octroyer des sommes parce qu’on dirait que c’est tout le temps une négociation perpétuelle à savoir si c’est une responsabilité fédérale ou provincial d’investir dans les routes», a-t-il déclaré.
Sur un autre thème, Rodrigue Vigneault a insisté sur les besoins en immigration pour contrer le déclin démographique qui frappe la Côte-Nord. Il plaide pour une reconnaissance des acquis des immigrants afin de faciliter l’accès aux professions qu’ils exerçaient dans leur pays d’origine.
«La Côte-Nord ne s’en sortira pas. On un taux de vieillissement de la population qui est important. On a un exode des jeunes. Je parle en connaissance de cause. J’ai deux filles qui sont parties étudier à l’extérieur et ne reviendront pas chez nous. Je pense que pour palier à ça, on est capable d’avoir une meilleure immigration, mieux contrôlée. Mais aussi, qui dit immigration dit aussi intégration ».
Au nombre des thèmes de campagne qu’il entend privilégier, Rodrigue Vigneault a évoqué le plan de relance économique d’après pandémie des Conservateurs et la réconciliation avec les peuples autochtones à la suite des révélations des derniers mois sur le traitement des enfants dans les pensionnats.