Tous les résultats
Publicité

Le Super Bowl, une tradition familiale pour Eve-Marie Lortie: «Chez moi, le football a toujours eu une place plus importante que le hockey»

Ève-Marie Lortie

2026-02-07T05:00:00Z

Partager

Salut Bonjour, chers lecteurs. Cette semaine, on jase de football! 

Ce week-end, plusieurs vont se rassembler pour assister à la grande fête du football américain. Ailes de poulet, crudités, trempettes, pointes de pizza et bières seront peut-être au menu!

Pour l’équipe de Salut Bonjour, le football est rassembleur. Nous avons eu la chance de célébrer à quelques reprises en bordure d’un terrain de foot. Encore cet automne, nous avons été invités par les Alouettes pour un match juste avant le début des éliminatoires de la Ligue canadienne de football. Il faisait si beau, surtout en comparaison avec la neige et le froid polaire de cet hiver!

L'équipe de Salut Bonjour a assisté à un match des Alouettes de Montréal sur les lignes de côté, cet automne. Crédit: Photo fournie par Ève-Marie Lortie
L'équipe de Salut Bonjour a assisté à un match des Alouettes de Montréal sur les lignes de côté, cet automne. Crédit: Photo fournie par Ève-Marie Lortie Photo fournie par Ève-Marie Lortie

Ce qu’on aime du football, c’est qu’on n’a pas besoin de connaître toutes les règles et stratégies du sport pour apprécier un bon match. L’ambiance survoltée au stade Percival-Molson suffit à faire passer un bon moment. On le sent quand un jeu devient intéressant: il y a une clameur qui monte dans la foule. Et quand un jeu est concluant, pas de doute, ça gronde dans le stade. Les applaudissements sont nourris. Rajoutez la musique, les hot-dogs de stade, les fans survoltés, et c’est un après-midi parfait!

Publicité
Charles-Antoine Sinotte, notre expert maison 
Photo sinotte Les trois anciens joueurs universitaires Charles-Antoine Sinotte, de l’Université McGill, analyste de football à TVA Sports, ainsi que Luc Brodeur-Jourdain, du Rouge et Or, et Byron Archambault, des Carabins, des entraîneurs adjoints avec les Alouettes, mentionnaient que l’arrivée de M. Péladeau était d’une importance capitale au sein de l’équipe.
Photo sinotte Les trois anciens joueurs universitaires Charles-Antoine Sinotte, de l’Université McGill, analyste de football à TVA Sports, ainsi que Luc Brodeur-Jourdain, du Rouge et Or, et Byron Archambault, des Carabins, des entraîneurs adjoints avec les Alouettes, mentionnaient que l’arrivée de M. Péladeau était d’une importance capitale au sein de l’équipe.

Dans notre équipe, il y a un collègue qui regarde ces parties d’un œil... différent, disons. Charles-Antoine Sinotte a joué au football toute sa jeunesse. Il a porté les couleurs de l’Université McGill et a aussi joué en France. Aujourd’hui, il analyse le football universitaire sur les ondes de TVA Sports et nous aide à comprendre ce sport lors de ses nombreuses interventions à Salut Bonjour. Comment est-il tombé en amour avec le football? La réponse est simple, c’est une affaire de famille. «Mon père était un fan fini des Bills de Buffalo et ç’a été un coup de foudre pour moi dès que j’ai mis l’équipement pour la première fois, en secondaire 1.»

Mais, dis-moi, Charles-Antoine, qu’est-ce qui distingue ce sport, et les athlètes qui le pratiquent, des autres? «Le football est, pour moi, l’exemple parfait de la force d’un groupe. C’est le sport d’équipe par excellence. D’ailleurs, l’expression “faire son 1/12” [1/11 aux États-Unis] représente parfaitement l’interrelation entre les responsabilités de chaque joueur dans l’atteinte d’un but commun. Et c’est sans parler du volet stratégique qui en fait un des sports les plus cérébraux.»

Assister à un match de football aux côtés de Charles-Antoine, c’est toute une expérience. Il devine d’avance les jeux qui seront exécutés et a le regard de celui qui comprend ce qu'il se passe sur le terrain. Il parle le langage football, ça lui colle à la peau et c’est une passion qui est belle à voir.

Publicité
Une affaire de famille 

Chez moi, le football a toujours eu une place plus importante que le hockey pour mon père et mon frère. On écoutait le football le dimanche. 

Il faut savoir que mon père a porté les couleurs de la toute première équipe de football du Collège Saint-Jean-Eudes, à Beauport, près de Québec. C’était à la fin des années 1950. J’ai encore les articles de journaux qui ont fait mention de ses exploits comme joueur. Il avait tout gardé précieusement dans un scrapbook que j’ai récupéré après son décès. Papa était si fier d’un article rédigé en anglais à son sujet. 

En 1958 ou en 1959, Saint-Jean-Eudes affrontait l’équipe irlandaise de l’école St. Pat, sur les plaines d’Abraham. Il y a une photo de mon père en action avec la phrase suivante, en bas de vignette: «St-Jean Eudes’ Lortie, on one of is many sparkling run» [Lortie, de Saint-Jean-Eudes, lors de l'une de ses nombreuses courses étincelantes]. Il avait réussi une course de 60 verges dans ce match. 

Un article en anglais raconte les exploits de football du père d’Eve-Marie Lortie. Crédit: Photo fournie par Eve-Marie Lortie
Un article en anglais raconte les exploits de football du père d’Eve-Marie Lortie. Crédit: Photo fournie par Eve-Marie Lortie Photo fournie par Ève-Marie Lortie

Son équipe a perdu, mais il s’est pété les bretelles longtemps avec cet article! Je suis aussi la sœur d’un joueur de football. Mon frère Jean a joué pour l’équipe du Séminaire de Chicoutimi pendant son secondaire. Il ne joue plus depuis longtemps, mais mon frère en mange, du football. Il lit sur tout et essaie de ne rien manquer à la télé. Il a bien cru que son équipe chouchou, les 49ers de San Francisco, se frayerait un chemin jusqu’au Super Bowl cette année. Ce n’est que partie remise, dit-il.

Le Super Bowl est aussi un rendez-vous sportif qui se déroule toujours autour de l’anniversaire de ma fille. Corinne est née un 5 février. Pendant des années, on a souligné sa fête avec le menu type du Super Bowl: ailes de poulet, nachos, côtes levées... et un gâteau d’anniversaire qu’on mangeait après la partie. La mi-temps est un moment sacré. On se lève, on danse et on chante! Cette année, nos horaires ne nous permettent pas de nous rassembler pour le dimanche soir.

Mais, je vous le dis: il y aura quand même des ailes et de la pizza au menu! Bon match!

Publicité
Publicité