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Le stress à son comble pour l’ami Jean-Simon Desgagnés

Des amis et admirateurs de Jean-Simon Desgagnés ont eu quelques sueurs froides avant de pouvoir célébrer sa qualification pour la finale du 3000 m steeple.
Des amis et admirateurs de Jean-Simon Desgagnés ont eu quelques sueurs froides avant de pouvoir célébrer sa qualification pour la finale du 3000 m steeple. Photo STÉPHANE CADORETTE
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-08-05T19:24:14Z

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Ils étaient bien loin du Stade de France, à Paris, mais des amis et admirateurs de Jean-Simon Desgagnés ont souffert et jubilé avec lui lorsque le coureur a assuré de justesse sa place en finale du 3000 m steeple.

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Trois minuscules centièmes de seconde... C’est ce qui aura finalement tranché entre une immense satisfaction et une cruelle déception.

Heureusement pour les gens rassemblés dans un café près du PEPS, où Desgagnés s’entraîne à Québec, l’athlète s’est retrouvé du bon côté de la très mince ligne qui sépare les finalistes des éliminés, dans cette éreintante épreuve d’athlétisme, aux Jeux olympiques.

«C’était un gros stress!» a réagi à chaud un bon ami de Desgagnés, Alexandre Brisset, qui l’a connu au secondaire, au Collège mariste de Québec.

Du suspense jusqu’à la fin

Il faut dire que, dans la pièce où était rassemblé ce fan-club improvisé de Desgagnés, l’angoisse était palpable.

Pendant les premières minutes de l’événement, c’est dans un silence religieux que les convives observaient celui qui a terminé huitième aux championnats du monde de 2023.

Dans les derniers moments, tous se sont levés d’un trait et les cris ont vite relégué le silence aux oubliettes. Au moment où leur favori a croisé la ligne d’arrivée, aucune effusion de joie, toutefois. Il fallait d’abord passer au travers d’interminables secondes avant que les résultats soient affichés à l’écran.

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Quand ils ont vu le nom de Desgagnés au cinquième rang, à trois centièmes d’avance sur l’Allemand Frederik Ruppert, un heureux mélange de soulagement et d’euphorie a teinté la pièce.

«On attendait les scores en se demandant s’il allait y avoir un photo-finish. Le stress pour lui était plutôt de se classer pour la finale et maintenant, c’est le temps d’en profiter.

«Bien honnêtement, Jean-Simon sait où il se place, entre 13e et 15e au monde. Ce sera très dur d’aller chercher une médaille, il va être le premier à le dire, mais quand on court l’esprit libre, tout peut arriver. Que ce soit des surprises, des chutes, on ne sait jamais», a analysé Alexandre Brisset.

Ouf!

À ses côtés, Mathieu Gauthier exaltait. En courant régulièrement au PEPS, il s’est lié avec plusieurs membres du Rouge et Or.

«Ouf! C’est trois lettres qui en disent long. On parle de fractions de seconde. C’est un petit cheveu! L’important, c’est que le travail a été fait et qu’on le verra en finale», a-t-il réagi.

«Rendu où il en est dans sa carrière, une non-participation à la finale aurait été une déception. D’un autre côté, avec le calibre de course qu’il y a là, ce n’était vraiment pas assuré. Une finale pour lui, c’était très important», a-t-il ajouté.

Une inspiration
Simon Lemieux, membre du conseil d’administration du club d’athlétisme du Rouge et Or, a vécu des émotions fortes durant la course.
Simon Lemieux, membre du conseil d’administration du club d’athlétisme du Rouge et Or, a vécu des émotions fortes durant la course. Photo STÉPHANE CADORETTE

Pour Simon Lemieux, membre du conseil d’administration du club d’athlétisme du Rouge et Or, la place en finale de Jean-Simon Desgagnés l’élève sur-le-champ au rang de modèle.

«C’était une super course! On était tellement derrière lui et il a tout donné. C’était l’objectif de se classer pour la finale et il a réussi.

«On a de bons athlètes de la région aux Jeux et ce sont eux qui deviennent les meilleurs ambassadeurs pour la relève», a-t-elle dit.

Maintenant que la place de Desgagnés est acquise en finale, tous assurent qu’ils seront beaucoup moins stressés mercredi. Ça reste à voir...

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