Super Bowl LVI: le stade de tous les rêves

Stéphane Cadorette
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À Los Angeles, il faut maintenant placer sur la liste des grandes attractions à voir le pharaonique SoFi Stadium, où les Rams tenteront d’ajouter l’unique item qui manque au scintillant décor : le trophée Vince-Lombardi.
Quand les architectes ont tracé les premières grandes lignes de ce qui allait devenir un stade spectaculaire érigé au coût de 5 milliards $, les Rams pouvaient difficilement imaginer qu’au premier Super Bowl sur place, ils seraient finalistes.
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À l’origine, le plus gros stade de la NFL devait ouvrir ses portes en 2019 et être le théâtre du Super Bowl de l’an dernier, qui a opposé les Chiefs aux Buccaneers.
En 2017, la saison des pluies a tellement frappé fort au moment où d’énormes travaux d’excavation battaient leur plein, que les retards ont été majeurs.
Résultat, le stade a finalement ouvert en 2020.
C’est donc Tampa qui a hérité d’un Super Bowl totalement dénaturé en version pandémique l’an dernier, tandis que Los Angeles est la ville hôtesse cette année.
Comme dans un scénario de Hollywood, le destin a bien fait les choses pour Los Angeles, puisqu’un an plus tard, la situation sanitaire a pris du mieux et, surtout, les Rams sont de la partie.
« L’opportunité de jouer ce Super Bowl dans notre stade, c’est un rêve impossible », a indiqué le chef de l’exploitation des Rams, Kevin Demoff.

Pas de demi-mesures
Une visite médiatique du stade tout neuf des Rams permet vite de réaliser l’ampleur de la démesure dans ce projet.
Son immense écran ovale, qui fait le tour des 70 000 sièges, saisit rapidement.
Le SoFi Stadium se targue d’être le premier stade « intérieur-extérieur », notamment en raison de ses ouvertures sur les côtés et de son toit presque translucide.
Le visuel extérieur du stade, donnant l’image d’une vague pour rappeler qu’il n’est qu’à 8 km du Pacifique, capte aussi l’attention.
Le propriétaire de l’équipe, Stan Kroenke, s’est décidément offert un sapré bijou !
« Il fallait que ce soit iconique et qu’on ne vise pas plus petit que ce qu’est Los Angeles. On pense que pour les décennies à venir, les gens parleront du SoFi Stadium au même titre que plusieurs autres endroits mythiques dans notre ville », a fait valoir Demoff.

Accroître la base partisane
En 1994, les Rams disputaient leur dernier match à Los Angeles, avant de prendre la direction de St.Louis jusqu’à leur retour en 2016.
Les Raiders en avaient fait autant la même année, pour mettre le cap sur Oakland.
Dans les dernières années, Los Angeles a été gâtée en termes de championnats sportifs professionnels, entre les exploits des Lakers (NBA), des Dodgers (MLB), des Kings (LNH) et du Galaxy (MLS).
Toutefois, pendant 22 ans, la NFL a déserté la ville.
La seule équipe de la ligue qui a offert un triomphe au Super Bowl à la cité des anges a été les Raiders, en 1983.
Les Rams auront l’opportunité dimanche d’aimanter une génération de supporteurs, dans un marché où l’amour n’est pas facile à aller chercher.
« Nous avons vécu une grande aventure depuis notre arrivée ici avec plusieurs transactions, un changement d’entraîneur et le nouveau stade. Sans un titre, ça reste une belle aventure, mais il manque quelque chose. »
« Il y a tellement de gens qui ont grandi ici sans équipe de football et qui se sont rangés derrière des équipes d’autres marchés. Ce serait majeur pour agrandir notre base de partisans que d’ajouter un premier titre au football professionnel pour la ville en 40 ans », a lancé Demoff sur un ton rêveur.