Mathieu et Pierre-Olivier Joseph réunis avec les Blues de St. Louis: le sport fait partie de la famille depuis toujours


Mylène Richard
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C’est au Centre sportif Gaétan-Boucher, à Longueuil, que France Taillon a donné rendez-vous au Journal cette semaine, dans cet aréna où ses fils, Mathieu et Pierre-Olivier Joseph, ont joué avec les Gouverneurs AAA durant quelques printemps.
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Ensuite, les deux frères rangeaient patins et bâtons pour s’adonner à d’autres activités. Ils ont joué au golf, au basketball, au baseball, au soccer, gagné des tournois de tennis et ont pêché. Ils ont aussi été initiés aux arts, notamment à la lecture et au théâtre, deux passe-temps qu’ils valorisent encore aujourd’hui. Adulte, Mathieu a appris seul le piano et la guitare.
«Le sport est un levier majeur pour le développement d’un individu, ça amène plein d’avantages dans nos vies interpersonnelles, amoureuses, sociales, au travail. L’idée était de les introduire à plein de sports et de voir où ça collerait. L’important c’est d’avoir du plaisir et de persévérer», explique Mme Taillon, qui a tenu à s’asseoir sur le banc numéro 7, chiffre chanceux de la famille: Mathieu porte le 71, tandis que Pierre-Olivier a le 77.
«On a souvent dit à Mathieu qu’il était plus performant au soccer. Au final, son cœur était plus au hockey, alors on lui a dit de suivre sa passion.»

Des choix, pas des sacrifices
France Taillon et Frantzi Joseph n’ont jamais voulu faire de leurs enfants des joueurs de la LNH. Tout ce qu’ils souhaitaient, c’était qu’ils s’épanouissent. Ça n’a pas empêché les garçons de les blâmer pour ne pas leur avoir permis de jouer au hockey 12 mois par année, craignant que les autres jeunes s’améliorent plus rapidement.
«Ce n’était pas négociable. Pratiquer différentes disciplines permet de développer d’autres habiletés», soutient l’ancienne adepte de volleyball, qui ne parle jamais de sacrifices.
«Ç'a été un choix d’éduquer nos enfants comme ça et non une contrainte ou un sacrifice. Être présents dans leur vie sportive, c’était une façon de les accompagner dans leur éducation et de leur transmettre nos valeurs.»

L’équipe en premier
Quand Mathieu et Pierre-Olivier ont accepté d’évoluer avec des équipes élites, ils ont ainsi fait le choix de bien s’alimenter, de se coucher tôt, de dire non à des sorties au cinéma entre amis et de renoncer au ski.
Mme Taillon a, elle, fait le choix de montrer l’exemple dans les estrades.
«J’ai toujours fait attention à mon langage, même si j’étais un peu bruyante. Je n’encourageais pas mes fils, mais l’équipe en premier, en espérant que cette énergie allait faire boule de neige auprès des autres parents.»
L’équipe et la famille en premier, un message que Mathieu et Pierre-Olivier ont retenu. C’est pourquoi ils ont demandé de ne pas ajouter la première lettre de leur prénom en avant de «Joseph» sur l’envers de leur chandail.



