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Mathieu et Pierre-Olivier Joseph réunis avec les Blues de St. Louis: le sport fait partie de la famille depuis toujours

Pierre-Olivier Joseph a joué aussi au soccer. Sur cette photo, il a 7 ou 8 ans.
Pierre-Olivier Joseph a joué aussi au soccer. Sur cette photo, il a 7 ou 8 ans. Photo fournie par France Taillon
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-10-26T04:00:00Z

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C’est au Centre sportif Gaétan-Boucher, à Longueuil, que France Taillon a donné rendez-vous au Journal cette semaine, dans cet aréna où ses fils, Mathieu et Pierre-Olivier Joseph, ont joué avec les Gouverneurs AAA durant quelques printemps.

• À lire aussi: Mathieu et Pierre-Olivier Joseph réunis avec les Blues de St. Louis: «C’est beaucoup plus facile de suivre le match!» pour leurs parents

Ensuite, les deux frères rangeaient patins et bâtons pour s’adonner à d’autres activités. Ils ont joué au golf, au basketball, au baseball, au soccer, gagné des tournois de tennis et ont pêché. Ils ont aussi été initiés aux arts, notamment à la lecture et au théâtre, deux passe-temps qu’ils valorisent encore aujourd’hui. Adulte, Mathieu a appris seul le piano et la guitare.

«Le sport est un levier majeur pour le développement d’un individu, ça amène plein d’avantages dans nos vies interpersonnelles, amoureuses, sociales, au travail. L’idée était de les introduire à plein de sports et de voir où ça collerait. L’important c’est d’avoir du plaisir et de persévérer», explique Mme Taillon, qui a tenu à s’asseoir sur le banc numéro 7, chiffre chanceux de la famille: Mathieu porte le 71, tandis que Pierre-Olivier a le 77.

«On a souvent dit à Mathieu qu’il était plus performant au soccer. Au final, son cœur était plus au hockey, alors on lui a dit de suivre sa passion.»

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Pierre-Olivier et Mathieu Joseph en compagnie de leurs parents, Frantzi Joseph et France Taillon, lors du tournoi de tennis de Montréal, en août 2014.
Pierre-Olivier et Mathieu Joseph en compagnie de leurs parents, Frantzi Joseph et France Taillon, lors du tournoi de tennis de Montréal, en août 2014. Photo fournie par France Taillon

Des choix, pas des sacrifices

France Taillon et Frantzi Joseph n’ont jamais voulu faire de leurs enfants des joueurs de la LNH. Tout ce qu’ils souhaitaient, c’était qu’ils s’épanouissent. Ça n’a pas empêché les garçons de les blâmer pour ne pas leur avoir permis de jouer au hockey 12 mois par année, craignant que les autres jeunes s’améliorent plus rapidement.

«Ce n’était pas négociable. Pratiquer différentes disciplines permet de développer d’autres habiletés», soutient l’ancienne adepte de volleyball, qui ne parle jamais de sacrifices.

«Ç'a été un choix d’éduquer nos enfants comme ça et non une contrainte ou un sacrifice. Être présents dans leur vie sportive, c’était une façon de les accompagner dans leur éducation et de leur transmettre nos valeurs.»

Mathieu (à gauche) et Pierre-Olivier Joseph avec la récolte de leur pêche au lac Ontario, à l'été 2015.
Mathieu (à gauche) et Pierre-Olivier Joseph avec la récolte de leur pêche au lac Ontario, à l'été 2015. Photo fournie par France Taillon

L’équipe en premier

Quand Mathieu et Pierre-Olivier ont accepté d’évoluer avec des équipes élites, ils ont ainsi fait le choix de bien s’alimenter, de se coucher tôt, de dire non à des sorties au cinéma entre amis et de renoncer au ski.

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Mme Taillon a, elle, fait le choix de montrer l’exemple dans les estrades.

«J’ai toujours fait attention à mon langage, même si j’étais un peu bruyante. Je n’encourageais pas mes fils, mais l’équipe en premier, en espérant que cette énergie allait faire boule de neige auprès des autres parents.»

L’équipe et la famille en premier, un message que Mathieu et Pierre-Olivier ont retenu. C’est pourquoi ils ont demandé de ne pas ajouter la première lettre de leur prénom en avant de «Joseph» sur l’envers de leur chandail.

Mathieu Joseph a gagné deux fois la coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay, en 2020 et 2021. Il l'a notamment apportée à Chambly.
Mathieu Joseph a gagné deux fois la coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay, en 2020 et 2021. Il l'a notamment apportée à Chambly. Photo fournie par France Taillon

Mathieu Joseph portait déjà un chandail d'Équipe Canada vers l'âge de 8-9 ans. Il ne se doutait pas qu'il allait gagné deux médailles d'argent dans cet uniforme, au Mondial junior de 2017 à Montréal et au Mondial senior de 2019 en Slovaquie.
Mathieu Joseph portait déjà un chandail d'Équipe Canada vers l'âge de 8-9 ans. Il ne se doutait pas qu'il allait gagné deux médailles d'argent dans cet uniforme, au Mondial junior de 2017 à Montréal et au Mondial senior de 2019 en Slovaquie. Photo fournie par France Taillon

Pierre-Olivier Joseph (à droite) félicite Pavel Buchnevich pour son but contre les Golden Knights de Vegas, le 11 octobre.
Pierre-Olivier Joseph (à droite) félicite Pavel Buchnevich pour son but contre les Golden Knights de Vegas, le 11 octobre. Getty Images via AFP

Pierre-Olivier (à gauche), 3 ans, et Mathieu Joseph, 5 ans, se sont fait faire un maquillage de Spiderman à la Ronde en 2002.
Pierre-Olivier (à gauche), 3 ans, et Mathieu Joseph, 5 ans, se sont fait faire un maquillage de Spiderman à la Ronde en 2002. Photo fournie par France Taillon

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