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Le «SOPK» change de nom: voici ce que tu dois savoir du «SMOP»

Rosalie Simard

2026-05-20T22:00:00Z

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Les études sur la santé au féminin sont encore très jeunes. On apprend de plus en plus à reconnaître les soucis de santé chez les femmes, donc le « syndrome des ovaires polykystiques », qui change maintenant de nom.

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Il était peut-être temps ! Le nouveau nom reflète enfin ce que les patientes répètent depuis longtemps : ce n’est pas « juste un problème d’ovaires ». Habituez-vous maintenant à aborder le « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien », ou « SOPM », avec votre médecin. Le changement a été adopté depuis le 12 mai 2026, annoncé lors du Congrès européen d’endocrinologie à Prague et publié dans la prestigieuse revue The Lancet.

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Une meilleure compréhension et approche des problèmes ovariens 

Depuis des décennies, le terme SOPK était considéré comme trompeur. Selon plusieurs spécialistes, le nouveau nom « SOPM » pourrait enfin permettre une meilleure compréhension et une meilleure prise en charge de cette condition qui touche environ une femme sur huit dans le monde.

Différentes explications ont mené à cette nouvelle identité. D’abord, les « ovaires polykystiques » ne sont pas réellement remplis de kystes. Les recherches ont démontré qu’il s’agit plutôt de follicules immatures dont le développement s’arrête avant l’ovulation. Ensuite, l’ancien nom réduisait souvent la maladie à un problème gynécologique, alors que ses impacts vont beaucoup plus loin. 

Le terme « SMOP » reflète davantage la réalité complexe de cette maladie hormonale et métabolique, qui peut affecter la fertilité, la peau, le poids, le métabolisme, la santé cardiovasculaire et même la santé mentale. Il y a autant de formes de « SMOP » que de femmes qui vivent avec la condition. 

Est-ce que je suis atteinte du « SMOP » ?

Comme le problème touche une femme sur 8 dans le monde, il est possible que tu te poses la question. Parmi les symptômes les plus fréquents, on retrouve les cycles menstruels irréguliers, l’acné hormonale, l’hyperpilosité, la perte de cheveux, la fatigue chronique, les troubles de l’ovulation et les difficultés à concevoir. Le syndrome est aussi associé à un risque accru de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

Si tu coches plusieurs cases, il serait important de faire une consultation avec un médecin. 

Moins d’erreurs et d’errance

Selon les experts ayant participé au changement de nom, l’ancien terme contribuait souvent à l’errance diagnostique. Plusieurs patientes croyaient avoir des « kystes dangereux » aux ovaires ou pensaient automatiquement être infertiles, ce qui augmentait l’anxiété autour du diagnostic. Le nouveau nom est le résultat de plus de 14 ans de consultations internationales impliquant des chercheurs, des médecins et des groupes de patientes à travers le monde.

Pour plusieurs femmes vivant avec le syndrome, ce changement représente surtout une reconnaissance importante : celle d’une maladie systémique souvent minimisée ou mal comprise pendant des années.

Si tu te sens interpellée, n’hésite pas à consulter en milieu médical !

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