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Le secret de J.J. Moser trahi par Yanni Gourde: le défenseur du Lightning parle un français presque impeccable

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-04-28T17:16:36Z

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TAMPA | Depuis que Charle-Édouard D’Astous s’est fait épingler par Josh Anderson pendant le premier match de la série, Yanni Gourde était devenu le francophone de service. Celui vers qui les médias du Québec, affectés à la couverture de cette confrontation, se dirigeaient instinctivement à l’ouverture du vestiaire.

Jusqu’à mardi matin.

« Allez voir J.J. Moser ! Il parle français lui aussi », a déclaré Gourde, armé de son plus bel air espiègle, après nous avoir jasé pendant quelques minutes.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Visiblement surpris par la révélation de ce secret, le défenseur du Lightning s’est lancé dans une série de réponses avec un français européen franchement surprenant.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le héros du deuxième match a vu le jour et a grandi dans la ville de Bienne, en Suisse.

« D’où je viens, 60 % de la population parle l’allemand. L’autre 40 % parle français. Bien sûr, je l’ai appris à l’école. Mais, en grandissant, c’est surtout en voulant communiquer avec mes coéquipiers que je l’ai développé », a expliqué Moser, Janis Jérôme de son véritable prénom.

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Hedman se rapproche

C’est donc avec un accent difficile à définir, mais assurément charmant, que Moser a raconté à quel point ses coéquipiers et lui étaient heureux de revoir Victor Hedman s’entraîner avec le groupe.

Même s’il est demeuré dans l’entourage de l’équipe, le Suédois ne s’était pas encore élancé sur la patinoire en compagnie de ses frères d’armes.

« C’est important de l’avoir autour. Ne serait-ce que pour son expérience. Et de le revoir avec nous, c’est un remontant pour tout le monde », a-t-il déclaré, pendant que Gourde le regardait, fier de son coup.

« C’est le fun de le voir avec nous et de le voir participer aux entraînements. C’est un gars qui a passé par là [les séries], il a beaucoup d’expérience, a indiqué Gourde. C’est notre capitaine, il a une bonne communication avec tout le monde. Il est là pour nous. »

À moins d’une surprise, Hedman n’enfilera pas son uniforme pour le cinquième match de la série. À l’entraînement, il formait un duo avec Declan Carlile, le défenseur laissé de côté dimanche soir, à Montréal.

D’Astous, qui était également de retour à l’entraînement, ne devrait pas y être non plus.

« Chaque jour, ça va de mieux en mieux. Mais c’est trop tôt pour statuer sur demain », a déclaré le Québécois.

Le rendez-vous manqué

Au risque de se répéter, l’histoire de D’Astous en est une des plus inspirantes. À 27 ans, il a disputé une première saison complète dans la LNH après avoir passé six ans dans les rangs mineurs et en Europe.

Soixante-dix matchs de saison régulière plus tard, le Rimouskois chérissait le moment où il jouerait sa première rencontre de séries éliminatoires au Centre Bell.

Ça devait se produire vendredi dernier, lors du troisième choc entre le Lightning et le Canadien, mais la mise en échec d’Anderson à mi-chemin du premier match l’a forcé à prendre place sur la passerelle.

« Je ne cacherai pas que ç’aurait été plaisant de jouer à Montréal. Mais au-delà de ça, tous les joueurs de hockey rêvent de jouer dans les séries. Malheureusement, j’en ai joué seulement la moitié d’un », a-t-il déclaré, tout en soulignant qu’il n’entretenait aucune rancœur à l’endroit de l’attaquant du Tricolore.

Il espère maintenant que le Lightning vienne à bout du Canadien pour obtenir une autre occasion de réaliser ce rêve.

  • Brandon Hagel était absent de l’entraînement. Toutefois, Jon Cooper a précisé qu’il ne s’agissait que d’une journée de traitement. Le cauchemar des Montréalais sera à son poste mercredi.
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