Le Russe Rublev lance un autre message à la paix
« Paix, paix, paix. C’est tout ce dont nous avons besoin », a-t-il écrit après sa victoire


Jessica Lapinski
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TURIN | Il venait de gagner un véritable marathon à cette finale de l’ATP. Une rencontre arrachée à son compatriote Daniil Medvedev, si éreintante qu’une fois la balle de match jouée, lundi, Andrey Rublev s’est laissé choir sur le sol du Pala Alpitour de Turin, épuisé.
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Mais quand il s’est relevé après la poignée de main d’usage à son rival puis à l’arbitre, après avoir salué la foule, le Russe est allé signer la lentille de la caméra.
Et comme il l’avait fait à Dubaï en février, au moment où son pays venait d’envahir l’Ukraine, plutôt que de la dédicace habituelle à ses fans ou à sa famille, le sixième favori y est allé d’un appel à la paix.

« Paix, paix, paix. C’est tout ce dont nous avons besoin », a signé Rublev, cette fois.
Lundi s’ouvrait à Bali la rencontre du G20. Une réunion au sommet entre les dirigeants des 20 plus grandes puissances économiques de la planète.
L’ombre de la guerre
Le président russe Vladimir Poutine n’y est pas. Mais bien sûr, l’ombre de la guerre en Ukraine plane.
En conférence de presse après sa victoire de 6-7 (7), 6-3, 7-6 (7) au détriment de son ami, le Russe a cependant mentionné qu’il n’y avait aucun lien entre cette journée particulière et son message.
« J’ai déjà fait plusieurs déclarations à ce sujet cette année, a-t-il commenté en conférence de presse. [Lundi], j’avais une autre occasion [de passer un message] et j’ai fait ce que je ressentais. »
« Nous étions deux Russes sur le terrain. Ce n’est pas quelque chose que j’avais en tête, ça m’est venu naturellement », a-t-il ajouté.
À Dubaï, le 25 février, Rublev avait écrit « Pas de guerre svp » sur la lentille d’une caméra. La veille, sa patrie avait commencé à bombarder l’Ukraine.
D’ailleurs, le jour même du début de l’invasion, le Moscovite d’origine s’était dit contre l’invasion russe.

Peur des représailles?
Questionné à savoir s’il craignait des représailles de la part de son pays, où pareil geste n’est pas autorisé, Rublev a répondu qu’il « ne savait pas ».
Mais il a réitéré l’importance de « la paix » dans le monde.
« C’est important, spécialement à notre époque, a poursuivi l’athlète de 25 ans. Nous avons internet. Nous avons une vie facile. Nous pouvons voyager, faire du sport, prendre soin de notre famille. »
« Personne ne veut souffrir [...], mais plusieurs pays souffrent. C’est pourquoi je crois qu’il est important de se rassembler et de prôner la paix. »