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Le Rouge et Or obtient une place d’équipe invitée au championnat canadien

Photo fournie par ROUGE ET OR
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-03-09T19:30:00Z

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Même si le Rouge et Or de l’Université Laval a choisi un bien mauvais moment pour offrir sa pire performance depuis décembre, les protégées de Guillaume Giroux ont obtenu l’un des deux laissez-passer d’équipe invitée au championnat canadien de basketball féminin.

Le Rouge et Or glisse de quelques rangs dans le tableau du championnat canadien, mais aura au moins l’occasion d’y participer. La défaite de 56-50 en finale provinciale samedi dernier au PEPS face aux Gaiters de Bishop’s a laissé un goût amer.

Parce que le Rouge et Or entre au national par la porte arrière, comme ce fut le cas en 2018, alors que Laval avait néanmoins atteint la finale face aux Martlets de McGill, et en 2019, où l’expérience avait été plus difficile, Giroux s’est assurée que les filles n’aient pas le moral dans les talons.

«Parfois, tu peux te sentir comme imposteur quand tu arrives au national comme équipe invitée, mais ce n’est pas notre cas, a affirmé le pilote lavallois. On n’a rien volé et on a mérité cette invitation en raison de notre saison.»

Laval a notamment défait les Ravens de Carleton (finalistes de l’Ontario) et les Huskies de Saint Mary’s (championnes de l’Atlantique) en parties présaison. Ces victoires ont pesé lourd dans la balance.

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Le classement des nationaux a été dévoilé dimanche après-midi. Au premier tour à l’UBC, jeudi, le Rouge et Or, qui occupe le septième rang, croisera le fer avec les Gee-Gees d’Ottawa, qui ont causé une certaine surprise en battant Carleton en finale. De leur côté, les Gaiters, qui pointent en sixième place, se frotteront aux Ravens. Médaillées d’argent en 2024, les Huskies de la Saskatchewan sont semées au premier rang.

Des facteurs extérieurs qui dérangent

La semaine de préparation pour la finale provinciale n’a pas été facile. «La grand-mère d’une de nos filles est décédée jeudi, et une autre joueuse était ennuyée par un problème personnel qui l’a empêchée de manger pendant trois jours. Je peux comprendre que les filles concernées n’aient pas connu leur meilleur match. La préparation de l’équipe n’a pas été idéale, mais ça n’explique pas tout.»

Joueuse par excellence du RSEQ en 2024, Léa-Sophie Verret a connu un match ardu. Elle n’a réussi que quatre points et a raté ses trois tirs derrière l’arche. Ayant subi une fracture à une cheville, Frédérique Beaudry-Blais n’est de retour au jeu que depuis janvier et n’a récolté aucun point.

«Je ne suis pas inquiet et je sais que Léa va rebondir, a mentionné Giroux. À sa quatrième année en médecine dentaire, elle compose avec un horaire très exigeant. C’est la première fois que j’ai une joueuse de quatrième année en médecine dentaire. Elle continue de faire du temps supplémentaire au gymnase le midi, mais elle arrive souvent serrée ou en retard aux entraînements en raison de son horaire. Quant à Frédérique, on a hâte de la retrouver. On a toujours confiance en elle.»

La semaine de relâche ne pouvait pas tomber à un meilleur moment. «J’espère que les soucis seront derrière nous. Parce que le national est une semaine plus tard qu’à l’habitude, nous avons eu six entraînements pour nous préparer.»

L’énergie n’était pas au rendez-vous

En quête d’un quatrième titre provincial en cinq ans, le Rouge et Or n’a pas été à la hauteur face aux Gaiters. «C’est notre plus mauvaise partie depuis la défaite à Concordia en décembre, a mentionné le pilote lavallois. On n’avait pas de jambes. Le niveau d’engagement n’était pas assez élevé, et ça ne pardonne pas dans un tel match. On savait que Bishop’s allait couvrir de près nos filles qui lancent du périmètre. Dans ces circonstances, on doit travailler davantage pour se démarquer. Crédit aussi à Bishop’s, qui a réussi de gros tirs au quatrième quart [15-6].»

«Compte tenu de leur expérience de disputer des parties importantes au cours des dernières années, les filles n’ont pas été paralysées par l’enjeu, de poursuivre Giroux. On peut excuser de rater un tir, mais pas le niveau d’engagement.»

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