Le Rouge et Or de retour au championnat canadien en vertu d'une saison parfaite


Richard Boutin
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Parfait en saison régulière, le Rouge et Or de l’Université Laval a complété son parcours au Québec avec deux autres victoires en éliminatoires pour mériter son laissez-passer pour le championnat canadien de basket-ball féminin.
Fort d’une performance défensive sans bavure face à une puissante offensive qui avait conservé une moyenne de 70 points par match en saison régulière, le Rouge et Or a défait les Gaiters de Bishop’s par la marque de 56-33, samedi, devant une foule de près de 2000 spectateurs au PEPS. Elles complètent leur saison dans le RSEQ avec une fiche parfaite de 18 victoires.
«Je n’aurais jamais pensé qu’on gagnerait nos 18 parties, a reconnu l’entraîneur-chef Guillaume Giroux, mais j’avais dit à une adjointe que si une équipe était en mesure de le faire, c’était nous. Je n’étais pas convaincu, mais notre grande profondeur a fait la différence.»
La fin de saison 2023 a servi de motivation au Rouge et Or. «Les filles étaient en mission, a imagé Giroux. Elles avaient encore en tête leur défaite crève-cœur subie l’an dernier en demi-finale contre l’UQAM. Elles nous avaient battus avec un panier sur la dernière possession du match.»
Après avoir effacé un retard de 11 points après trois quarts, les Citadins avaient réussi un tir de trois points avec deux secondes à égrainer au match pour se sauver avec une victoire de 66-63.
En plus de servir de motivation, ce revers où le Rouge et Or a laissé filer une priorité de six points avec 1 min 34 s au dernier quart a aussi été un apprentissage. «Les filles ont appris à la dure, mais elles ont gagné en expérience, a expliqué Giroux. Elles ont mieux géré la fin de match cette fois-ci.»
La défensive brille
Dans une finale entre les deux meilleures offensives du RSEQ, la défensive a fait la différence. «Je suis fier en maudit du jeu défensif des filles, a résumé Giroux. Avec sa puissante attaque, Bishop’s me faisait extrêmement peur. En fin de saison, on a mis beaucoup de temps sur la préparation défensive à l’entraînement. Dans notre dernier match à McGill, on avait blanchi les Martlets lors d’un quart. Je n’avais jamais vu ça.»
Joueuse par excellence du RSEQ, Léa-Sophie Verret s’est de nouveau illustrée avec une récolte de 14 points pour mener l’attaque du Rouge et Or. «C’est une belle histoire, Léa. Elle a travaillé très, très fort.»

Semé au quatrième rang dans le tableau de huit équipes en prévision du national, le Rouge et Or affrontera, jeudi, à son premier match les Pandas de l’Alberta, équipe hôtesse du championnat canadien et finaliste dans la Conférence de l’Ouest.
«Les filles vont vivre une belle expérience en affrontant l’équipe hôtesse dans un gymnase rempli, a indiqué Giroux. C’est excitant. Parfois l’équipe hôtesse est moins forte, mais ce n’est pas le cas cette année. Parce qu’il n’y a pas eu de surprises dans les éliminatoires sauf Calgary qui sera néanmoins présente comme wildcard, les meilleures équipes ont passé et le tableau sera très, très compétitif. Bien des années, ça se décide entre trois formations, mais ce n’est pas le cas cette année.»
Championnes de leur conférence respective, les Huskies de la Saskatchewan (19-1), les Ravens de Carleton (21-1) et les Huskies de Saint Mary’s (17-3) sont les trois équipes favorites dans un tableau qui regroupe quatre formations de l’Ouest.