Le Rouge et Noir a l’intention de gâcher le party des Alouettes

Philippe Asselin
Partager
Après quelques années de misère, le Rouge et Noir d’Ottawa semble sur le point de sortir du marasme.
Le club ottavien a remporté ses deux matchs préparatoires et a amorcé sa saison régulière en surprenant les Blue Bombers de Winnipeg. C’est donc sur une excellente lancée que le Rouge et Noir s’amènera au stade Percival-Molson jeudi soir, dans le but de gâcher les débuts locaux des Alouettes de Montréal.
• À lire aussi: Chaleur et enthousiasme chez les Alouettes
• À lire aussi: Deux en deux pour les Alouettes!
• À lire aussi: Alouettes: un intérêt monstre pour le premier match à domicile
«C’est sûr que notre mentalité est d’aller casser leur party», a laissé tomber le centre-arrière Anthony Gosselin, quelques jours avant le duel.
«Il se passe toujours quelque chose quand nous jouons à Montréal. Personnellement, j’adore ça, jouer là-bas. Il y a toujours beaucoup d’animosité entre les deux équipes, a renchéri le joueur de ligne à l’attaque Cyrille Hogan-Saindon. Ce serait vraiment un scénario parfait pour nous de commencer la saison avec un dossier de 2-0 et d’avoir battu les deux finalistes du dernier match de la Coupe Grey. Nous sommes capables de le faire!»
En français
Gosselin en est à sa septième campagne dans la Ligue canadienne de football (LCF) et il disputera son 17e match en carrière face aux Moineaux. Pour celui qui se démarque par son efficacité sur les unités spéciales, c’est toujours spécial, une confrontation contre l’équipe de son enfance.
«Quand je joue à Montréal, j’ai l’impression d’être à la maison, a dit le natif d’Otterburn Park. Il y a beaucoup de Québécois sur les unités spéciales dans les deux équipes. Ça fait en sorte que nous nous parlons beaucoup dans notre langue. C’est toujours fait dans le respect, mais c’est plaisant de trashtalker en français.»
Hogan-Saindon a également parlé du plaisir de se mesurer à des compatriotes de la Belle Province.
«Ce n’est pas juste sur le terrain. C’est avant et après le match. Nous nous envoyons des petites flèches, mais c’est toujours fait dans le respect. Entre Québécois, nous nous supportons. Il y a un sentiment d’appartenance à notre province et nous comprenons ce que chaque Québécois vit au quotidien.»
«Quelque chose de spécial»
La dernière présence en éliminatoires du Rouge et Noir remonte à la saison 2018 et la formation ontarienne n’a jamais amassé plus de quatre victoires en une année depuis.
Si on se fie à Gosselin et Hogan-Saindon, il y a du nouveau dans l’air à Ottawa cette année.
«Nous avons vraiment un beau vestiaire. Il y a beaucoup de leadership, d’expérience et de fraternité entre les joueurs. Il y a vraiment quelque chose de spécial qui est en train de se bâtir à Ottawa», a affirmé le second.
«Ç’a pris du temps. Dans les deux dernières saisons, nous avons connu des hauts et des bas. Nous avons vécu le début d’une fraternité, ça ne cliquait pas autant que cette année. En 2024, nous sentons que nous allons passer au prochain niveau.»
Gosselin a pour sa part évoqué l’émergence de certains leaders.
«Je pense que le leadership commence à se faire sentir de plus en plus et qu’il y a certains gars qui sortent du lot. Si je parle notamment de Dominique Rhymes et Dru Brown. Il y a aussi Adarius Pickett, qui commence à prendre vraiment plus de leadership à la défensive. Ça fait du bien d’avoir des gars comme ceux-là, qui peuvent nous amener à un autre niveau.»
Les deux hommes ont aussi vanté les qualités du nouveau coordonnateur en attaque Tommy Condell, un homme qui ne laisse rien au hasard.
Reste maintenant à voir si la nouvelle mouture du Rouge et Noir aura ce qu’il faut pour se payer les champions en titre de la Coupe Grey.