Le rôle clé du Laboratoire de santé publique du Québec
TVA Nouvelles
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Si le virus continue de causer autant de problèmes en Europe, c'est surtout à cause des variants. Ici, on fait énormément d'efforts pour identifier les personnes qui en sont porteuses et les isoler. Et tout ça, ça passe par le Laboratoire de santé publique du Québec.
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C'est un endroit stratégique dans la lutte contre la COVID-19. La première étape est de trouver les cas positifs après le dépistage. Cela se fait dans 80 laboratoires de la province. On effectue ensuite un criblage pour détecter la présence de variants. Cette analyse est réalisée dans 15 centres désignés. Il y a quelques semaines encore, le Laboratoire de santé publique était le seul à le faire.
«C'est l'interprétation des quatre courbes différentes, les quatre cibles qu'on recherche, qui nous permettent de déterminer s'il y a présence ou non de mutation», mentionne Lyne Desautels, coordonnatrice biologie moléculaire.
L’opération pour effectuer le séquençage dure 24 heures. Tout le processus de préparation et d'analyse dure au moins 10 jours.
«Par criblage, on en a un peu plus de 2000 qui ont été criblés positifs, donc détectés comme variants présomptifs. Après, confirmés par séquençage, on en a un peu plus de 500. Montréal, Lanaudière, Laurentides, Laval, ce sont essentiellement des variants britanniques», explique Sandrine Moreira, responsable provinciale du Sequencage.
Actuellement, ce sont 1200 séquençages qui sont faits au Québec et ce chiffre continue d’augmenter. On espère atteindre le cap des 1800 au cours des prochaines semaines.
Ils se concentrent en priorité sur les variants, pour alerter les personnes infectées et arrêter la propagation. Leur travail pourrait nous aider à retrouver plus rapidement une vie normale.