Cinq victoires de suite: le Rocket à une victoire d'égaler le record d'équipe


Dave Lévesque
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Pendant que le Canadien est encore en mode décollage, le Rocket de Laval est en pleine orbite avec un début de saison étonnant.
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Nouvellement menée par Pascal Vincent, l’équipe présente une fiche de six victoires et seulement un revers, ce qui la place au second de rang de sa division et au cinquième échelon de la Ligue américaine. Le Rocket est aussi sur une lancée de cinq victoires consécutives, une de moins que le record d’équipe.
C’est pas mal pour une équipe jeune qui devait faire connaissance avec un nouvel entraîneur. Qui plus est, le Rocket a remporté cinq de ces victoires contre des adversaires de sa division (Syracuse deux fois et Utica trois fois).
«C’est ma troisième année ici et c’est la première fois que ça arrive», avoue Xavier Simoneau. «On l’a vu en fin de saison dernière, ce sont des points qui sont très importants.»
L’an dernier, le Rocket a raté les séries éliminatoires par six points.
Bien vendu
Quand on demande aux joueurs d’expliquer ces succès, ils parlent d’adhésion au concept proposé par Pascal Vincent. Mais qu’est-ce que le pilote québécois vend au juste?
«Ils sont soudés parce que ce sont de bonnes personnes et ils veulent faire les choses de la bonne façon», soutient l’entraîneur-chef. «Ils achètent l’état d’esprit qu’on veut avoir, la ténacité et l’effort que ça prend pour gagner des matchs de hockey.»
Vincent vante aussi l’abandon avec lequel ses joueurs s’affairent à la tâche dans un contexte où plusieurs voudraient sans doute se mettre en évidence.
«Il n’y a pas de joueur égoïste. Des joueurs qui pourraient être rappelés par le Canadien, on en a beaucoup. On a des jeunes qui veulent pousser, on a des plus vieux qui sont peut-être à leur dernière chance et on a des vétérans qui font une job extraordinaire avec le groupe.»
Comme en séries
Ce que le Rocket veut, c’est être cette proverbiale équipe «difficile à jouer contre», comme on l’entend souvent dans le milieu.
«Notre ADN est de travailler fort, collectivement on applique très bien le plan de match et on ne donne rien sur l’échec avant et le travail en défensive et ça devient fatigant pour l’autre équipe», explique Xavier Simoneau.
On a aussi créé un état d’esprit digne des séries éliminatoires dès le début de la saison. Pascal Vincent donne l’exemple de la plus récente série de trois matchs en six soirs contre les Comets d’Utica, trois victoires.
«Avant le match de mercredi, j’ai dit aux gars que c’était un trois de cinq et qu’on menait 2 à 0. On devait remporter ce match.»
Beau problème
Le Rocket accumule les bons résultats même s’il a amorcé la saison en sachant qu’il serait privé de l’un de ses meilleurs défenseurs, David Reinbacher, qui est blessé au genou. Il a aussi été privé de Logan Mailloux, rappelé par le Canadien après des rencontres au cours desquelles il avait amassé deux buts et deux passes.
Voilà que Mailloux est de retour, ce qui fait plaisir à Pascal Vincent, mais ça lui cause tout de même des maux de tête parce que personne chez les défenseurs ne mérite de se retrouver dans les hauteurs de la Place Bell pour une rencontre.
«Ça va être une décision difficile», a-t-il reconnu.
Mais ça demeure un beau problème.