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Le réveil dont les Panthers avaient besoin?

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-06-16T12:05:30Z

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EDMONTON | Pas facile de demeurer dans le moment présent quand la coupe Stanley est dans l’édifice, que votre famille et vos amis sont sur place et que le champagne est au frais. Les Panthers en savent maintenant quelque chose.

Avec une occasion de mettre la main sur le premier sacre de leur histoire, la formation floridienne s’est lamentablement effondrée. Une volée de 8 à 1 qui a permis aux Oilers de demeurer en vie.

Rien ne fonctionnait pour les visiteurs. Même Sergei Bobrovsky, pratiquement impénétrable depuis le début de cette finale, a été invité à prendre le chemin des douches de bonne heure. Il n’y avait pas encore cinq minutes d’écoulées à la deuxième période lorsque Paul Maurice l’a retiré au profit d’Anthony Stolarz. Le Russe venait d’accorder cinq buts sur 16 lancers.

« Cinq, c’est mon chiffre avec Bob. Il en avait eu assez, a indiqué l’entraîneur-chef des Panthers. Bob a pu se reposer. Ça fait au moins ça de positif. »

Un record pour McDavid

Les gros canons des Oilers ont profité de ce match à sens unique pour rappeler qu’ils jouaient encore pour l’équipe albertaine. Leon Draisaitl a inscrit ses deux premiers points de la finale, mettant fin à une rare sécheresse de trois rencontres.

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Connor McDavid a récolté trois mentions d’assistance (en plus de marquer un but). Se faisant, il a surpassé la marque de 31 passes dans un tournoi établie par Wayne Gretzky en 1988.

Ce printemps-là, La Merveille et les Oilers avaient remporté le précieux trophée. On est encore loin de cette réalisation, mais la performance de samedi a assurément ravivé l’étincelle de l’espoir. En tout cas, ça a réanimé les partisans des Oilers.

La rencontre aurait pu prendre une allure complètement différente si les tirs de Matthew Tkachuk et Sam Reinhart n’avaient pas touché le poteau, dans les premiers instants du match, alors que Darnell Nurse se trouvait au cachot.

Sur la contre-attaque qui s’en est suivi, Mattias Janmark a ouvert la marque. Il n’en fallait pas plus pour que les visiteurs commencent à jouer sur les talons. Passes sautillantes, prises de décision douteuses, jeux avortés, les Panthers jouaient comme s’ils étaient l’équipe se trouvant au bord du gouffre.

Des Oilers solides

Une fois le match hors de portée, on a commencé à vouloir passer des messages. Et on n’a pas eu recours à un pigeon voyageur ou à un fax. McDavid l’a réalisé assez vite. Tkachuk et Sam Bennett l’ont pris à parti après un arrêt de Stuart Skinner.

« Ce n’est pas le genre de match que je veux jouer. Ce n’est pas mon travail, a rappelé McDavid. Mais je voyais qu’ils étaient deux sur (Zach) Hyman, alors je me suis amené pour aider un coéquipier.»

Le capitaine des Oilers s’est fait secouer le pommier par la peste des Panthers et son ami d’enfance. Les deux ont été chassés, ce qui a permis aux Oilers de marquer un premier but en supériorités numériques (en 16 occasions) dans cette finale.

Il serait malhonnête de ne pas donner crédit aux Oilers pour cette victoire. La troupe de Kris Knoblauch a offert du jeu beaucoup plus convaincant en territoire neutre. Autant lorsqu’ils étaient en possession de la rondelle qu’en mode défensif. Se faisant, il leur était plus facile d’exploiter leur rapidité et d’entrer en territoire ennemi en possession de la rondelle.

Pendant ce temps, Stuart Skinner, qui n’avait pas la pression de devoir faire des miracles, a été solide devant la salve de 33 tirs des Panthers.

« Quand il est question des gardiens, on parle souvent des arrêts lors de moments opportuns. Celui qu’il a effectué [sur Carter Verhaeghe] nous a permis de préserver notre avance de 2 à 1. Il n'y a pas de meilleure définition de ce qu'est un arrêt à un moment opportun», a louangé le capitaine des Oilers.

La bonne nouvelle, c’est que les Panthers ont choisi le bon moment pour l’échapper. Ça ne pourra pas aller aussi croche que ça deux matchs de suite. C’était probablement le réveil dont les Panthers avaient besoin.

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