Le rêve de Jacob Perreault
Le fils de Yannic Perreault joue un premier match avec le Rocket de Laval


Dave Lévesque
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C’est un rêve éveillé que vit Jacob Perreault depuis jeudi quand le Canadien l’a acquis des Ducks d’Anaheim en retour de Jan Mysak.
«Quand j’ai reçu l’appel, je ne savais pas trop ce qui se passait parce que je n’avais jamais pensé au Canadien. C’est un rêve qui se réalise», a convenu le jeune homme qui a disputé un premier match avec le Rocket de Laval samedi après-midi.
Perreault, qui est le fils de Yannic et le frère de Gabriel qu’on a vu avec l’équipe des États-Unis lors du dernier Championnat du monde junior. On peut dire que les 48 dernières heures ont été mouvementées pour lui. Il devait notamment arriver à Montréal vendredi en fin d’après-midi, mais des retards aériens ont fait en sorte qu’il est arrivé assez tard en soirée.
«C’est assez fou, a-t-il reconnu après le match samedi. J’étais un peu dans le noir au début et quand l’échange s’est concrétisé, Montréal s’est très bien occupé de moi. Je suis très content d’être ici et de faire partie de cette organisation.»
Expérience
Malgré ses 21 ans, Perreault en est déjà à une quatrième saison dans la Ligue américaine. Il a pu évoluer dans la LAH à l’âge de 18 ans lors de la saison 2020-2021 parce que la saison de la Ligue de hockey de l’Ontario, où il évoluait avec le Sting de Sarnia, a été annulée en raison de la pandémie de COVID-19.
Celui qui a été un choix de première ronde (27e au total) des Ducks en 2020 a cumulé 7 buts et 11 passes en 31 matchs avec les Gulls de San Diego avant de prendre le chemin de Laval.
«À San Diego, j’ai travaillé sur tout: mon lancer, mon maniement de bâton, mon jeu défensif et devenir plus fort physiquement.»
Perreault a eu l’occasion de patiner une fois dans la LNH avec les Ducks lors d’un match contre les Rangers de New York, le 8 janvier 2022.
Premier appel
Jacob Perreault est né à Montréal et a passé les premières années de sa vie avec un chandail du Canadien sur le dos. Pas besoin de vous dire qu’il a rapidement parlé à son paternel pour lui annoncer la nouvelle.
«C’est la première personne à qui je l’ai dit, souligne-t-il. Je lui ai dit que je revenais à la maison et il était content. C’est sûr qu’il va venir faire un tour bientôt.
«Il me donne des trucs, il regarde mes matchs et il me donne du feedback et quand j’en ai besoin, je lui en demande. L’été, je travaille aussi avec lui et mon petit frère est rendu à la même place que moi.»
Il assure aussi qu’il ne serait pas là sans sa mère qui veille sur le volet organisationnel de sa vie d’athlète professionnel.
«Ma mère m’a montré, surtout cet été, la discipline. Elle m’a montré à cuisiner, faire mon lit, le lavage, me coucher de bonne heure.»
Progression
Xavier Simonneau estime que son nouveau coéquipier a une bonne marge pour progresser et il se pourrait qu’il ait raison. Après tout, Perreault a récolté 39 buts et 70 points en 57 rencontres à sa deuxième et dernière saison avec Sarnia.
«Junior je marquais des buts et je pense que je tirais plus, mais les gardiens sont plus petits et quand tu arrives pro, ils sont plus gros», tempère-t-il.
Il reste qu’il possède un bon tir et que l’entraîneur-chef du Rocket, Jean-François Houle, n’a pas l’intention de s’en priver.
«C’est sûr qu’on va l’utiliser sur l’avantage numérique éventuellement. On n’a pas beaucoup de droitiers, ça va nous aider.»
Houle estime d’ailleurs que Perreault a connu un bon premier match avec sa nouvelle équipe. Il n’a d’ailleurs pas hésité à se salir le nez dans une échauffourée pour défendre un coéquipier.
«Il a de la vitesse et de bonnes mains. Je pense qu’il va bien s’intégrer dans notre système», a soutenu Houle.