Le rendez-vous avec Bivol a enfin lieu


Dave Lévesque
Partager
C’est enfin samedi qu’Artur Beterbiev et Dmitri Bivol en viendront aux coups après un rendez-vous manqué au début de l’été.
• À lire aussi: Le plus gros test de Beterbiev
Ce duel devait avoir lieu en juin, mais une opération au ménisque du genou gauche a forcé Beterbiev à décaler le rendez-vous de quelques mois.
Ça aura permis à son équipe et lui de poursuivre la préparation pour affronter le Russe de 33 ans.
«C’est évident que si Bivol montre une faille dans son jeu, on va mettre fin à ça, a affirmé son entraîneur Marc Ramsay. On ne veut pas trop élaborer sur la stratégie parce que les gens lisent les journaux, peu importe la langue.
«Il a une mécanique très affûtée, mais c’est très répétitif. L’autre côté à la médaille, c’est qu’on peut regarder des vidéos et trouver des habitudes, mais ça ne veut pas dire que le soir du combat ça sera facile à appliquer. C’est un maître dans ce qu’il fait.»
Sous-estimé
Bivol est un boxeur extrêmement talentueux qui a un nom très célèbre à son tableau de chasse: Canelo Alvarez. Outre Floyd Mayweather Jr en 2013, il est le seul à avoir battu le super-moyen mexicain. Ça s’est passé en 2022. Il a aussi battu Jean Pascal en 2018.
Dans le cas d’Alvarez, il faut préciser que celui-ci s’était surclassé d’une catégorie de poids pour affronter Bivol.
«Selon moi, 80% de cette victoire revient à la différence de gabarit, soutient Ramsay. Canelo est un petit super-moyen même s’il est très fort physiquement. On voyait que la puissance de Canelo n’avait à peu près pas d’effet.»
Quant à l’affrontement entre Beterbiev et Bivol, Ramsay parle de deux profils différents.
«Tout le monde connaît la force d’Artur alors que Bivol est plus technique. Tu peux aussi user un adversaire sur le long terme.»
L’entraîneur estime aussi qu’on ne donne pas à son protégé tout le mérite qui lui revient.
«Je trouve que les gens sous-estiment la boxe d’Artur. Il faut comprendre que le style de Bivol en est un qui est enseigné couramment en Russie alors Artur le connaît très bien.»