Le Québec est blanchi au 100m libre masculin


Richard Boutin
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TORONTO. Avec trois Québécois en finale du 100m libre, les chances qu’un nageur de la Belle province se faufile parmi les quatre premiers pour mériter une place sur le relais des Jeux olympiques de Paris étaient bonnes, mais la magie n’a pas opéré.
Troisième après 50 mètres, Édouard Fullum-Huot a conclu en 5e position avec un chrono de 49,06 s. C’est son coéquipier avec les Gators de la Floride Joshua Liendo qui a remporté la victoire avec un temps de 47,55 s. L’Olympien de Tokyo est la grande vedette canadienne chez les hommes.
«J’ai mieux fait que ce matin, mais ce ne fut pas suffisant, a mentionné le nageur du club de Pointe-Claire qui avait obtenu un temps de 49,31 s lors des préliminaires. Le point positif, c’est que je me suis amélioré et que j’ai réussi mon meilleur temps en carrière.»
Les espoirs d’une qualification olympique pour Fullum-Huot se tournent vers le 50m libre qui aura lieu samedi. «Je vais être prêt pour le 50m, a-t-il débité. Je suis un sprinter et je suis parti vite, mais ce n’est pas ce qui explique que mon deuxième 50 mètres a été moins rapide.»
Deuxième, mercredi, au 200m libre, avec une qualification olympique qui n’attend qu’à être confirmée, Patrick Hussey du club de Pointe-Claire a terminé au 7e rang avec un chrono de 49,32 s.
Quant à Antoine Sauvé qui a raté de justesse sa qualification olympique au 200m libre, il a terminé au 10e rang avec un temps de 49,66 s. Le nageur de 18 ans de CAMO misait beaucoup sur le 100m libre.
On a eu droit à une course très rapide. En plus de Liendo, Yuri Kisil (48,19 s) et Finlay Knox (48,29 s) ont réussi leur standard olympique. Seulement les deux premiers nageront le 100m libre à Paris et Knox fera partie du relais 4x100m tout comme Jacier Acevedo.
Deuxième victoire d’Aurélie Savard
Après sa victoire, mercredi au 400m libre, Aurélie Rivard a remporté le 100m libre avec un temps de 1 min 0,19 s. «Je suis un peu déçue de mon temps parce que j’ai été plus vite en préliminaires, ce qui n’est pas dans mes habitudes, a-t-elle indiqué. Ce n’est pas un mauvais temps, mais j’ai manqué de jus à la fin. Je préfère commettre une erreur ici que dans trois mois à Paris.»
Son entrevue touchante accordée aux médias écrits québécois mercredi soir a eu des échos. «J’ai reçu plusieurs messages positifs de gens qui ont appris mes déboires des dernières années. La docteur Andréanne Bourgeois qui m’a ramassée les deux fois et qui est présente à Toronto a été touchée.»